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RÉPONSE AUX OBJECTIONS PRÉCÉDENTES

10P point. — On s’est bien entendu, une première fois, sur le règlement international actuel. On conclut tous les jours des conventions de pêche, monétaires, postales et autres, aussi délicates et plus épineuses que le règlement des routes de navigation .

Pourquoi déclarera it-t-on avant d’avoir fait l’essai oyal, que l’entente internationale est impossible ?

2° Les routes maritimes se croiseront comme les routes terrestres. Il est important de déterminer, de fixer et de limiter ces points dangereux.

Les routes d’accès des ports — à double voie également — viendront déboucher dans les grands collecteurs., Est-il facile de les concevoir ? Est-il plus difficile de les tracer sur une carte, si on le veut bien ?

Si les tracés sont marqués sur le plan ; si les navires à vapeur (par une sanction suffisante ) sont obligés de les suivre, les abordages diminueront notablement.

3° Si une circonstance de force majeure — avaries, temps forcé ou autre raison — fait sortir de la route imposée par la carte, un bâtiment à vapeur auteur d’un abordage, le tribunal appréciera ses raisons. Sur terre, un prévenu peut dire tout ce qu’il juge utile à sa défense. Le rôle des juges est d’apprécier.

4° Les bâtiments à voiles navigueront à leur gré, demain comme aujourd’hui. Les routes tracées sur la carte leur indiqueront les zones dangereuses, bien délimitées. Ces voies tracées seront pour ainsi dire comme les barrières préservatrices de nos voies ferrées.

5° Jusqu’à présent, la liberté de chacun a été illimi* tée. On suit, au gré de ses désirs, sans réglementation

la route la plus courte, la plus rapide (sans aucune responsabilité). Mais cette liberté est dangereuse et coupable.

Les navires à vapeur actuels — véritables locomotives de nos jours — doivent suivre des routes imposées par le législateur.

Ils louvoieront désormais comme le font les navires à voiles. Où sera le mal ? Les frais d’assurances seront moindres et, sur ces routes séparées et divisées , leurs vitesses sans cesse croissantes n’offriront plus le môme danger .

6° Il est peut-être malheureux que la lecture de notre travail des routes maritimes (publié par le Cosmos et les Tablettes) n’ait pas été lu tout d’abord par l’honorable amiral Cloué.

Si des amiraux de grande valeur — Gicquel des Touches, de Langle, Ribourt, Juin et Maudet, déclarent nettement que les difficultés signalées ne sont pas insurmontables, nous conservons bon espoir. Les obstacles de la première heure se lèveront avec le temps. Notre croyance se trouve encore augmentée par le fait suivant qui ressort du dossier : l’opinion de ces grandes autorités se trouve d’accord, en effet, avec l’avis unanime des corporations commerciales de notre pays. Cette double force nous inspire pleine et entière confiance.

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