Livre III (pp
Inconvénient de l'obscurité de certains textes : mythes de Platon ou de l'Apocalypse (127-128). Curce : cette obscurité réserve à bon droit la science à une élite de penseurs qui l'interprètent (129). Senamy : Les écrivains obscurs sont des charlatans (130). Salomon défend l'Écriture. Les préceptes utiles aux simples y sont très clairs. Quant aux autres, leur obscurité même force l'attention. Explication de plusieurs prétendues absurdités citées par
DES SECRETS GACHEZ l>KS CHOSES SUBLIMES 3 I
Senamy (132-137). Interprétations lillérale et allégorique de l'Écriture : le
remords ligure par un ange, les diables par les corbeaux noirs et qui aiment les cadavres (138-143).
Contre le manichéisme (150-lf>6). Le manichéisme est impie. Dieu règne jusque sur la terre, où les diables ne font rien que par son ordre (150-153). Le monde périra, pour être recréé, au bout de 7 X ? = *9 mille ans : cette « grande année » correspond à une révolution entière dans la position des étoiles (153-156). Problème du mal. Le mal vient-il du diable (manichéisme)? de la matière (Platon ? Non. Il vient de Dieu et n'est que la privation du bien (156-158). Fausseté de l'adage : in medio virtus (159-161). Dieu ne permet le mal qu'en vue d'un bien plus grand. Exemple : Joseph vendu par ses frères. Les diables mêmes ne sont pas mauvais, créatures de Dieu qui ne font le mal que pour punir les impies et sur l'ordre de Dieu (103-165).
Origine et hiérarchie des esprits (166-193). L'origine en est douteuse. Les esprits célestes sont les anges et les astres; les sublunaires sont les âmes séparées des corps et les hommes : dans chaque catégorie, les uns visibles, les autres non (166-168). Discussions astrologiques : l'âme des astres leur est-elle essentielle ou étrangère? etc. '169-173). Les âmes des gens de bien deviennent astres (174-175). L'homme devient âme comme la chenille papillon; mais L'âme, pour éthérée qu'elle soit, garde quelque chose de son ét'it antérieur (176). L'intelligence humaine tire sa lumière, par réflexion, de l'intelligence divine (177). Dieu seul est Dieu, observe Salomon : gardons-nous donc d'adorer anges ni démons (181). Les esprits interviennent dans toutes choses, humaines ou naturelles; les méchants esprits sont subordonnés aux bons (185-186). Traitements divers des âmes après la mort : Les voluptueux meurent entiers, comme la brute. Les impies ressusciteront, pour souffrir de longs tourments. Les bons deviennent des anges et jouissent de la vie que l'Écriture appelle un peu improprement éternelle, puisque les anges mêmes sont périssables. Coron i croit l'âme immortelle (189-193).
Problème de la résurrection. Senamy n'y croit pas. Federich montre que Dieu peut ressusciter les morts; Curce, qu'il le veut; Octave, que. le Coran y croit ; Salomon pense que les âmes, a la résurrection, revêtiront une enveloppe ténue d'air ou de feu, et non ce corps matériel et grossier qui restera à jamais dissous (194-199). L'enfer souterrain, les peines corporelles semblent sottises insoutenables à Toralba (200). Qu'appelez-vous résurrection, demande Coroni, si ce n'est renaissance d'une chose morte? Or, l'âme ne meurt pas. Il ne peut donc y avoir résurrection que de la chair (201). Salomon et Octave nient la réalité des résurrections opérées par les prophètes et par Jésus. Quel supplice pour un esprit pur de se réincarner dans un corps mi pourri (203-204)! Toralba, Octave s'accordent, pour mille raisons, â estimer incroyable la résurrection de la chair (206).
Coroni propose de remettre au lendemain la question de savoir s'il est licite à un homme de bien de discourir sur la religion (207).