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SCÈNE IX

Les précédents, BERTRAND.

(Il tient un fusil à deux coups, et il est suivi d'un gros chien de chasse.)

La comtesse. Bonjour, monsieur Bertrand, camarade Sanspeur, comme vous- appelait M. de Bonchamps... vous vous êtes fait attendre.

Bertrand. Excusez, madame; c'est que j'ai rencontré sur mon chemin une compagnie de perdrix qui m'a fait trotter, trotter... Pourtant en voilà deux... Si madame veut les accepter, cela lui fera un gentil salmis.

Le comte de fierdonjon, à part. Je parie que c'est chez moi qu'il les a tuées.

La comtesse. Merci, je les accepte de grand cœur.

Edouard, à Bertrand. Vous avez là un beau chien, il est au poil et à la plume.

Bertrand. Oui, monsieur. Outre cela qu'il colletterait bien un homme au besoin, si je lui disais : Défends-moi ! Il m'a été utile dans le temps.

Edouard. Vous devriez me le vendre.

Bertrand. Excusez, monsieur, mon chien n'est pas à vendre. ■ — N'est-ce pas que tu n'es pas à vendre, Médor? Tu es un bon chien.

Le comte. Allons, messieurs, ne perdons pas de temps : asseyons-nous.

La comtesse , avant de s'asseoir. Edouard , mettezvous auprès de moi. — Messieurs, je me flatte que vous voudrez bien me permettre d'assister à vos délibéra-

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