‹ Colonie française de Metgermette [microforme]Chapitre 8 sur 12 · D PNEU · texte numérisé non relu

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de fer de Kennehec, et à la ville de Québec. Des chemins de fer américains rôdent déjà sur ces frontières, prêts à s'emparer du commerce au profit des villes de leur littoral. C’est à nous de prévenir cet enlèvement en poussant au plus vite la constructinr de notre chemin jusqu'aux profondeurs de Metgermette. N’'oubliors pas qu'il y a des milllons dans l'exploitation des hoisde cette partie du pays, et qu'aprées la disparition de la forêt, richesse périssable, il reste encore d'autres millions dans la culture d’un sol d'une richesse exubérante et inépuisable.

Ouvrir nos terres incultes, coloniser le pays, peupler nos déserts, telle a été l’idée constante de tous Les gou vernements depuis plus de trente ans. Là dessus tous les partis étaient d'accord, commeils le sont encore, Dieu merci, lorsqu'une question d'intérêt national est en jea. Divisès entre nous, sävons nous réunir dans le sentiment commun de l'amour de la patrie. Que de projets. que d'essais de tout genre, que de tentatives ‘que de systemes différents ! Nous avons eu les chemins de colonisation d'abord, puis les sociétés de colonisation, puis les entreprises aussi audacieuses que généreuses €t patriotiques des Racine, des Trudel, dans les bois franes, des Brassaid et des Prévost sur la Mantawa et de vingt autres missionnaires qui ne voyaient devant eux rien d'impossible parce qu'ils mesuraient les difficultés à la grandeur de leur zèle, de leur dévouement. Nous en sommes venus aujourd hui, aux chemins dé fer et à la formation de colonies, aux frais et sous la direction immédiate du gouvernement. Ces deux moyens de colonisation devront infailliblement réussir ici comme ils

nous

ont réussi aux Etats-Unis etdans les autres pays où ils ont été essayés.

J’applaudis des deux mains à l’é tablissement de nos compatriotes par groupes subventionnés, aidés, encouragés par le gouvernement. C’est de l'argent bien placé : mais ne pour:

rait-on pas accorder également des faveurs et un certain encouragement à la colonie de Metgermette, qui met en pratique, de point en point, les idées du gouvernement, et cela à ses propres frais, qui sont, comme on l'a vu, déjà très-considérables ?

est peut-être bon qu'on sache aussi, que M. Vannier est canadien, qu'il a pris ses lettres de naturalisation, qu'en cette qualité de compa triote, il est prèt à accepter des ce lons canadiens et même à aider à leur ripatriement des Etats-Unis, si besoin il y a. La Société Franco- Canadienne et la maison Mahieu ratifieront tous les engagements qu’il pourrait prendre dans cette voie, du moment qu'ils se verront favorisés par notre gouvernement. Il est peutètre bon encore, qu'on sache que sur soixante-quinze hommes employés presque constamment par M. Vannier, pas moins de soixante-dix sont canadiens, en sorte que les faveurs qu'on pourrait accorder à la colonie rejailliraient principalement sur nous.

Somme toute, nous n'avons plus Le droit d'ignorer Metgermette :—il est entré dans notre économie politique.

et nous sommes forcés, sinon de lui prèter aide, du moins de suivre ses mouvements, de nous rendre compte de ses opérations. Voilà pourquoi je me suis cru autorisé, après avoir visité cette colonie naissante, à mettre au jour les faits que je viens d'exposer

| en laissant à chacun le soin de juger

de leur valeur e: de leur portée.

CHEMIN DE Un père de famille voulant un jour assurer l'avenir de ses enfants leur distribua une partie de ses biens. A l’un d'eux il donna une vaste étendue de terrain, à un autre une forte somme d'argent : un troisième, un quatrième ect un cinquième furent également bien partagés. Lorsque ce fut le tour de Fun des plus je unes d'aller recevoir sa

part des faveurs pat rnelles, on vit le bon père souriant poser ia main sur son front “ ini Lire : « Pour toi.

tu es assez bien doué. tu feras ton chemin sans aucun ane la béné-

diction de ton pere te si uffit, va !»

C’est un peu 1 partage des deniers de la Province destinés à la construction de nos chemins ee fer, auquel le chemin de Lévis Kennebec es! «rrivé le dernier.

Le chenzu de fer de Lévis a fait son chemin tout de mème, plus fort de son énergie,de L i confiance en ses propres forces que ne l'ont été plusieurs autres de ses frères qui ont puisé lrrement dans les faveurs du gouver ment. Le voilà ouvert eten Op: aiouù depuis Saint-Henri jusqu'à S: dinte M irie, distance de vingt-cinq milles qui : seront prochainement soumis à l'examen de l’inspecteur officiel. Demain, il apparaitra sur les hauteurs de Lévis, et après demain, traversant les forêts qui bordent uos frontitres dn Sud- Est, il éveillera de son les échos de Metgermette, Un cri semblable y ou l'a du côté des Etats-Unis et désorm:

une ligne droite, la plus raccoureie possible, reliant Québec aux ports de à Atlantique, tant des Etats-Unis que du Canada. Des chiffres d'une exactitude incontestable et-incontestée viendront plus loin à l'appui de ce fait,

Les travaux se poursuivent en ce moment, et avant le le printemps

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donne l’occasion et |

| que deux ou trois heures

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