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personnes intéressées directement à la conservation de l'Algérie. On continuait done à émettre les opinions les plus contradictoires sur tout ce qui concernait l’agriculture de la régence.
M. le maréchal duc de Dalmatie voulut bien m'aidér dans mes projets d'exploration, en m'accordant toutes les facilités nécessaires, et en m'indemnisant d'une partie de mes frais. C'est ainsi que jai pu passer les mois de juillet, août et septembre 4842 à parcourir les diverses provinces de l'Algérie; et, grâce à l'appui de M. le ministre de la guerre, grâce à la bienveillance que j'ai rencontrée chez les diverses autorités militaires et civiles, notamment chez M. le maréchal Bugeaud, chez M. le comte Guyot, directeur de l’intérieur, chez MM. les généraux Randon, Levasseur, ete., elc.; grâce ensuite à la paix qui, à cette époque, régnait presque partout, je pus visiter et explorer avec assez de soin non-seulement une partie des côtes, mais encore beaucoup de points dans lintérieur. J'ai visité ainsi les environs d'Alger, Blidah, Coléah, toute la plaine de la Mitidjà, les environs de la Calle, ceux de Bône, la grande plaine de la Seybouse à la Maffras, les montagnes de l'Edough, le lac Fet-
zara, Guelma et Hammam-ès-Koutin, Announa, les
PRÉFACE vi environs de Philippeville, la vallée du Saf-Sal, sur une grande étendue, Constantine et ses environs, Doigelli, Bougie, Mostaganem et leurs alentours, Oran, Misserghin, les plaines de Tlélat et de Méléta, etc., ete. Partout j'ai pu recueillir des renseignements précieux, soit des colons, soit des militaires occupés d'agriculture, soit même des indigènes. Ces renseignements ne se sont pas bornés aux lieux que j'ai parcourus; j'en ai obtenu sur beaucoup de localités importantes où je n'ai pu aller, et dont j'ai pu néanmoins me faire une idée assez exacte, en rapprochant ces renseignements de ce que j'avais sous les veux.
Trois mois sont bien peu pour explorer un pays comme l'Algérie; mais je crois avoir bien utilisé mon temps. Jai été favorisé par les circonstances, et, comme je l'ai déjà dit, j'ai mis à profit l'expérience et les études d’un grand nombre de personnes qui ont longtemps résidé en Algérie. Initié d’ailleurs à l'agriculture du Midi, il ne m'a pas été difficile de me mettre au courant des circonstances agricoles du pays.
L'ouvrage que je soumets ici au jugement du public n'est pas, tant s'en faut, une œuvre complète; c’est
un simple essai que l'absence d'ouvrages SPÉCIAUX sur
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l'agrieuliure de l'Algérie et sur la colonisation envisagée d'un point de vue agricole m'a seule déterminé à publier. Tout imparfait qu'est cet ouvrage, je crois qu'il aura quelque utilité. D’autres viendront après moi qui en réctifieront les erreurs et en combleront
les lacunes.