Suppression de la vie nomade
La vie nomade des Arabes est un obstacle à notre
domination comme elle en est un à l’action civilisatrice que nous devons exercer. Il serait bon, je crois, de favoriser le plus possible l'établissement de demeures fixes.
C’est à tort que l’on attribue aux Arabes de la répugnance pour la vie sédentaire. Ils sentent, au contraire, parfaitement tous les avantages de nos maisons. La paresse, l'ignorance, les guerres intestines, beaucoup plus que les nécessités de la culture et de l'élève des bestiaux, leur ont fait conserver leurs tentes. On pourrait favoriser la création d'habitations stables en accordant une diminution d'impôts aux tribus ou aux douars qui se seraient établis à demeure.
6 4. Mode de perception des impôts.
Lorsqu'une fois le calme et une organisation régulière auraient été établis, la perception des impôts offrirait un moyen efficace de faire enfin pénétrer chez les indigènes des habitudes d'ordre et de soumission. On pourrait percevoir l'impôt de deux manières, à la française d'abord, à la turque ensuite, si la première méthode n'avait pas eu d’eflicacité.
Dans chaque aghalikh, le kassnadji ou trésorier serait chargé de visiter tous les outhans, à certaines époques, et de recevoir Pimpôt de la main des cheikhs et des kaïds. Il ne serait accompagné que du nombre de cavaliers nécessaire pour le protéger, et n'em-
ploierait aucun moyen de coercition contre les récalei-