PARPIE IT. — CULTURE ARABE
bre et janvier, dans la plaine; en novembre, dans la montagne.
A.— Espèces et variétés cultivées.
La seule espèce de blé cultivée dans toute l'Algérie est le blé dur (triticum durum), dont on rencontre néanmoins une foule de variétés qui, presquetoujours, sont mêlées ensemble dans le mème champ. Celles qui m'ont paru les plus répandues sont les blés de Taganrock, d’Ismaël, la pétanielle blanche et rousse, le poulard bleu ou noirâtre, le blé corné ou de Barbarie, etc. Nulle part, je n’ai vu de blé tendre. L’expérience a néanmoins prouvé qu'il réussit fort bien en Algérie.
L’orge cultivée est l'espèce à six rangs (kordeum hexasticum) que nous nommons vulgairement escourgeon.
Les Kabaïles et même quelques tribus arabes cultivent aussi du seigle, mais en petite quantité comparativement au blé.
B. — Moisson et dépiquage.
Lorsque les blés et orges sont mûrs, les Arabes les coupent avec de petites faucilles à 50 ou 40 centimètres de terre, en font de petites gerbes qu'ils transportent à dos de mulet ou de cheval sur une aire battue
ou dallée où elles sont dépiquées, c’est-à-dire foulées LE 10
aux pieds des chevaux, mulets et bœufs, comme cela se pratique dans le midi de la France.