C.— Silos
Le grain, après le battage, est nettoyé au moyen du van, puis serré dans des silos, que les Arabes s’entendent assez bien à construire et qu'ils appellent mattmourah. Ces silos ont la forme d'une carafe, Ceux que j'ai vus pouvaient avoir de 5 à 4 mètres de profondeur et2 de largeur dans la partie renflée. On les établit dans un terrain élevé, sec, assez compacte; ils sont creusés d'avance afin de rester quelque temps exposés à l’action du soleil. Avant d'y mettre du grain, on les garnit intérieurement d'une couche de paille.
Aprèsle battage, la paille est entassée, tant bien que mal, aux environs du douar, et sert à la nourriture des chevaux et mulets.
La quantité de semence que mettent les Arabes varie suivant la richesse du sol; elle est plus forte dans une bonne terre que dans une mauvaise. En général, cette quantité est minime et ne semble pas atteindre en moyenne un heetolitre par hectare, c'est-à-dire moins de la moitié de ce qu'on emploie habituellement en France. Ce qui a pu faire croire qu'ils semaient dru, c’est qu'on a toujours puisé les renseignements à cet égard, comme sous le rapport de l’agriculture en général, dans les grandes fermes des environs des villes, fermes exploitées par des khammas ou métlayers,