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PARTIE HI, — COLONISATION

placé à peu près au milieu du territoire qui lui est assigné.

On devra done combiner ces diverses conditions autant que faire se pourra. Les officiers du génie rechercheront les conditions de sécurité et de salubrité. Des agriculteurs habiles, connaissant la culture algérienne, examineront les circonstances spécialement agricoles. Je erois que l'intervention de ces derniers est indispensable.

Du choix de la localité dépendra certainement la réussite d'un village, et 1l ne faut pas perdre de vue que les considérations de défense et mème de salubrité, qu'on ne sera sans doute que trop tenté de mettre audessus des considérations agricoles, perdront graduellement de leur importance, à mesure que nos élablissements s’étendront, que le pays se paciliera, se culüvera, et par conséquent s'assainira, L'importance des circonstances agricoles s'accroilra, au contraire, de jour en jour.

L'intervention d'habiles agriculteurs sera encore indispensable dans une opération essentielle et difficile, la formation des lots de terres et leur répartition entre les colons. Ce sujet est trop vaste pour pouvoir être traité ici d’une manière incidente ; je l'examinerai en terminant ce qui concerne le territoire.

{ 3. Eau.

IL est une condition qui concerne spécialement l’em

288 COLONISATION ET AGRICULTURE DE L'ALGÉRIE. placemeut de l'enceinte des villages, et dont je n'ai rien dit encore; je veux parler de la présence d'une source, ou de la possibilité de trouver de l’eau à une faible profondeur.

Je n’ai pas besoin d'insister sur l'importance «le cette condition, tout le monde la comprend.

J'ajouterai néanmoins qu'il ne suffirait pas que la source ou le puits fût à une petite distance du village ; c’est dans l'enceinte même que l'une ou l’autre doit nécessairement se trouver.

SECTION VI. — Distribution des villages sur le territoire à coloniser.

1. Établissement des villages par zones autour des stations militaires.

Je suppose que l'établissement des villages se ferait généralement d’après le système adopté aux environs d'Alger, c'est-à-dire par zones concentriques autour du point d'occupation, ville ou camp, qu'on aurait choisi comme centre.

Il s’agit maintenant de savoir si les villages seront assez rapprochés pour occuper tout le territoire, ou si on laissera entre eux un intervalle plus ou moins étendu dont le gouvernement disposera plus tard d’une manière ou d’une autre.

Enfin, si l'on permettra à des indigènes, tribus ou fractions de tribus, de rester dans l'intérieur des zones, ou si on les en exelura d'une manière absolue.

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