PARTIE IV, == AGRICULTURE
On pourra également avoir recours au figuier sauvage qui eroit en grand nombre dans les broussailles, sur les pentes rocheuses. On les plantera à la mème époque ; mais il faudra les greffer plus tard.
La greffe en fente au printemps, avec la précaution de ne pas attaquer le eanal médullaire, est la plus généralement usttée en France. En lPadoptant, on peut greffer immédiatement après la plantation si l’on possède des greffes. Les Kabaïles greffent ordinairement en éeusson à œil dormant, au mois de juin. Ils coupent à l'avance les pousses sur lesquelles ils veulent prendre les éeussons ; ils suppriment les yeux inférieurs et placent ces branches dans un terrain frais et arrosé ; les veux conservés en prennent plus de force, se développent bien et forment de bons écussons. Ce procédé est à suivre.
A l'exception de la servantine qui, dans les situations sèches, exige l’arrosage pour donner un bon produit, toutes les autres variétés se passent très bien d’irrigation et ne demandent d’autres soins qu'une cul- {ure au pied au printemps, une seconde et parfois une troisième culture en été, et fa suppression des draseons, des racines superficielles, des branches qui poussent du pied, et d’une partie des bourgeons qui naissent à l'extrémité des rameaux.
Quand on plantera en plein, c’est-à-dire quand on plantera un champ entier en figuiers, ce qui arrivera saus doute rarement, on les placera en lignes à 10 mètres les uns des autres dans tous les sens.
Les figues-fleurs qui mürissent en juin et juillet sont toujours consommées fraiches. Celles qui, par suite de leur goût de figuier, ont peu de valeur, sont données aux bestliaux, surtout aux vaches et aux juments qui allaitent.
Les figues d'automne qu’on veut sécher sont placées sur des elaïes en roseaux exposées au soleil. On retourne les figues deux ou trois fois par jour et on les rentre chaque soir dans un lieu abrité de la rosée. Quand elles sont sèches, si on ne trouve pas à les vendre immédiatement, on les aplatit et on les range dans une caisse, lit par lit, en ayant soin de mettre quelques feuilles de laurier entre chaque lit; on recouvre le tout de gros papier et on tient la caisse dans un lieu
sec.
Ÿ7. Amandier.
L'amandier promet d'acquérir en Algérie plus d’importance encore que le figuier, car si celui-ei réussit dans tout le midi de la France, il n’en est pas de même de l’amandier ; l'arbre, à la vérité, n’y souffre pas ; mais, dans beaucoup de contrées, c’est à peine si, sur (rois années, on obtient une récolte complète, à cause des gelées fréquentes qui ont lieu pendant la floraison. Pareille chose n’est pas à craindre en Algérie, et on jugera de lavantage qui doit en résulter pour les colons lorsqu'on saura que, dans les localités du midi où les récoltes sont un peu plus assurées, on consi-
dère l'amandier comme une des cultures les plus pro-