‹ Colonisation et agriculture de l'AlgérieChapitre 121 sur 141 · PARTIE IV. — AGRICULTURE · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — AGRICULTURE

vaches serviraient avec la jument à exécuter les travaux de culture en même temps qu'elles fourniraientdu lait.

Au surplus, le nombre des animaux ne sera pas le même pendant toufe l’année. Avec leur système d’entretien des bestiaux, les indigènes sont, comme je l'ai déjà dit, fort embarrassés de les nourrir pendant une partie de l'été; aussi le bétail en général, mais surtout le jeune bétail, est-il à très bas prix pendant les mois de juillet, août, septembre et même octobre et novembre. Les bêtes grasses seules ont un prix élevé à celte dernière époque comme pendant tout l'hiver.

Cette inconstance, loin d’être un inconvénient, sera au contraire un grand avantage pour les colons, car pouvant nourrir de nombreux bestiaux à cette époque, au moyen de leur culture perfectionnée, et trouvant dans ces mêmes moyens la facilité de les engraisser dans une saison où les Arabes savent à peine les empécher de mourir de faim, ils pourront faire d’excellentes spéculations, surtout pour l'engraissement et l'élève de seconde main.

\ 5. Chevaux.

Je me suis longuement étendu, dans la culture arabe, sur ce sujet qui intéresse plus encore l’armée que les colons.

Ceux-ci, en effet, pourraient au besoin se passer de chevaux pour leur culture. Les bêtes bovinessuffiraient pour les travaux agricoles, et pourraient même être employées, concurremment avec les mulets, aux char-

aoû COLONISATION FT AGRICULTURE DE L'ALGÉRIE, rois et transports en général. Mais l'armée ne peut se passer de chevaux ; on sait toutes les peines qu'elle éprouve à se remonter, même en chevaux tarés el usés. Il n'est pas probable que cette difficulté cesse de sitôt, et moins probable encore que les Arabes modilient leur système d'élève de facon à ne plus abuser des jeunes chevaux.

Depuis longtemps on a compris cela. Depuis longtemps on a agité la question de savoir s’il ne conviendrait pas d'établir des haras pour élever les chevaux nécessaires à notre cavalerie, ou au moins des dépôts de remonte où on placerait des poulains achetés aux indigènes à dix-huit mois ou deux ans, c’est-à-dire avant qu'ils ne les usent, pour y être élevés et dressés à la francaise jusqu'à l'âge convenable au service.

Je ne suis pas de ceux qui refusent au gouvernement l'aptitude à faire quoi que ce soit de bien en matière industrielle ou commerciale, Néanmoins, 1l n’est que trop vrai que presque toujours le gouvernement fait plus chèrement que les particuliers, même dans les branches pour lesquelles il possède un personnel spécial, à plus forte raison là où cette condition n'existe pas. La connaissance du cheval ne suffit pas pour bien élever, et surtout pour élever à bon marché; il faut en outre des connaissances agricoles étendues. Je dirai même que ces connaissances sont le principal, et cette asserlion ne semblera certainement paradoxale qu’

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nos fashionables qui, par imitation, se sont mis à . , L » .

jouer au cheval, C'est qu’en effet la production des

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