PARTIE IV. — AGRICULTURE
La méthode de scinder en deux le travail de la jouruée, dans la saison chaude, est plus utile encore en Afrique qu'en France. Au printemps, on pourrait commencer le travail dès cinq heures du matin et le continuer jusqu à dix ou onze, puis le reprendre de trois à six ou sept heures. Dans l'intervalle on laisserait pâlurer les anrmaux, et le soir et le matin on leur donnerait une ration de fourrages avec du grain. Celui-ci est nécessaire si l’on veut obtenir du bœuf une somme forte et constante de travail. En automne on commencerait un peu moins lôt. Enfin, en hiver, on ne ferait plus qu'une seule attelée de six à huit heures, en commençant à huit heures du matin et finissant à quatre heures du soir, avec un intervalle de repos d'une demi-heure vers midi.
Quant les colons voudront ménager les animaux, soit parce que l’époque de les engraisser approche ou pour tout autre moûif, ils auront double attelage dont l’un travaillera le matin et l’autre le soir. |
Quoique les bètes bovines de l'Algérie soient en général d'un caractère doux, les colons devront s’attendre à en trouver de plus ou moins rebelles. Ce sera surtout le cas pour les taureaux. On a, en Jialie, un moyen fortsimple de dompter les animaux les plus méchants, moyen que nous a fait connaitre M. Villeroy dans son excellent ouvrage sur les bêtes bovines. II consiste dans un anneau en fer représenté par la figure 90 ci-dessous et qu'on passe dans les narines du bœuf. Cet anneau qui a 0°,42 de largeur dans le
o04 COLONISATION ET AGRICULTURE DE L'ALGÉRIE.
haut, se compose de deux parties réunies par la charnière D. Pour le fixer sur l'animal, on assujettit celui-ci en l'attachant très court avec une corde à un poteau.
Figure 90.