‹ Colonisation et agriculture de l'AlgérieChapitre 138 sur 141 · PARTIE IV. — AGRICULTURE · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — AGRICULTURE

lait, comme celui de brebis, est plus gras que le lait de vaches, et sert également à faire du beurre et du fromage.

« Leur laine a dela ressemblance avec celle des moutons anglais de Dishley. Elle a de0",50 à 0®,40 de longueur. Très fine dans l’alpaca, que l’on tient presque exclusivement pour ce seul produit, elle l'est encore assez dans le lama et même dans le moromoro pour pouvoir être employée à la confection des éloffes rases, pour lesquelles la matière première manque en France. Cette laine se file avec la plus grande facilité; elle est très élastique, et doit fournir des draps beaucoup plus durables que ceux de laine de mouton ; sa longueur la rendrait très utile.pour la confection des belles mousselines de laine. Elle est ordinairement d’un brun rouge, parfois aussi d’un brun foncé. Mais il existe aussi des individus qui l'ont toute blanche, et il serait facile de les multiplier exclusivement.

« Le poids moyen des loisons est de 8 à 0 kilogrammes, et comme elles n’ont pas de suint, le déchet est peu considérable au lavage.

«On n’emploie comme bêtes desomme que les mâles, et on leur fait porter de 50 à 50 kilogrammes. Lear pas étant très allongé, ils font sans peine 50 à 40 kilomètres par jour avec cette charge. Quant au fumier que produisent ces animaux, il est en tout semblable à celui des bêles à laine.

« Rarement on les soumet à un régime spécial lorsqu'on les destine à la boucherie. On sait néanmoine

qu'ils ont beaucoup d'aptitude à s’engraisser. On sait également que, quoique habitués au grand air et pouvant mème supporter sans inconvénient des froids irés vifs, ils supportent parfaitement la stabulation. On ignore quel est le poids moyen de chair nette que donne un lama; :l doit être élevé, les os de cet animal étant excessivement menus relativement à la laille. La graisse s’amasse, dit-on, chez lui dans les parties où les engraisseurs aiment à la voir se former, c'est-à-dire sur le dos et sur la côte.

«Le cuir du lama est un des plus beaux et des plus souples connus; préparé avec sa. laine, il forme une fourrure riche, chaude et très brillante. »

Je ne dirai rien de la vache braçhycère, du zébre, de l'éléphant, du capivar et du kangureu qu'on a également proposé d'introduire en Algérie. L'utilité de ces animaux est encore par {rop douteuse pour qu'on puisse songer sérieusement à les importer dans notre colonie.

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