‹ Colonisation et agriculture de l'AlgérieChapitre 22 sur 141 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Cultures usuelles et instruments pour les exécuter,

Après que le sol a été débarrassé des broussailles qui le couvraient, retourné et mis en culture, on doit lui donner, chaque année et avant chaque récolte, un

certain nombre de facons pour l’entretenir dans un état convenable d’ameublissement, en exposer les diverses parties à l'air, les mélanger avec les engrais, et empècher la végétation spontanée de s’en emparer de nouveau.

Avant d'examiner ces diverses opérations, nous croyons devoir dire quelques mots d’une question qui offre au moins un intérêt d'actualité.

SECTION Ï. — Des instruments fournis par l'administration.

En supposant que le gouvernement adopte le système de colonisation que nous avons développé plus haut, ou quelque chose d’analogue, il devrait fournir les instruments aralcires les plus indispensables aux colons des villages de première classe. Si je ne me trompe, l'administration en a déjà distribué un certain nombre, dans les nouveaux villages des environs d’Aloer.

Ces instruments seront-ils ceux qu’emploient d’habitude les cultivateurs auxquels on les livrera?

Outre que cela serait fort difficile, pour ne pas dire impossible, j'y verrais de graves inconvénients. La France est un des pays les plus arriérés de l'Europe pour les instruments aratoires; presque tous ceux qu’on introduirait ainsi en Algérie seraient done des plus défectueux, et, malgré l'habitude des cultivateurs à s en servir, 1l est probable que la plupart ne pourraient même pas fonctionner en Afrique : c'est déjà ce qui est arrivé.

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