‹ Colonisation et agriculture de l'AlgérieChapitre 33 sur 141 · TA · texte numérisé non relu

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pour le transport des engrais liquides dans les champs, et le transport de l’eau nécessaire pour la bâtisse, ainsi que pour les incendies, ete.

Je ne dirai rien des bäts et des dispositions diverses pour le transport à dos des produits : ce sont choses connues de la plupart des colons, et ceux qui manqueraient d'expérience sur cet objet trouveront chez les Arabes de bons modèles à suivre.

SECTION X. — Des instruments possédés en commun.

Les machines de transport soulèvent une question assez difficile et qui s'applique également à quelques autres instruments possédés en commun par plusieurs colons. Comment règlera-t-on les droits et les obligations de chacun des co-propriétaires du chariot? L’assoctation en matière de propriété n’est pas toujours chose facile, Moi, qui connais le paysan pour avoir longtemps vécu avec lui, je ne crois pas me tromper en disant que cette communauté de possession devien-

dra une cause fréquente de discussions et de querelles.

Mais il importe de réduire les avances déjà si fortes que le gouvernement devra faire aux colons; d’ailleurs ces querelles mêmes, jointes à la répugnance qu'ont les hommes en général pour la propriété colleclive, détermineront assez promplement lun des copropriétaires à vendre à l'autre son droit de possession et à se procurer un véhieule à lui.

En attendant, chacun des copropriétaires aurait le droit d'user du chariot commun pendant un même nombre de jours de l’année. Dans les moments pressants, où les deux propriétaires en auraient simultanément besoin, on alternerait par jours ou par demijournées.

Quant aux frais d'entretien et de réparation, ils seraient supportés de compte à demi par les deux intéressés.

J'ai à peine besoin d'ajouter que ce seraient les deux habitants de la même maison (en supposant toutes les maisons doubles) qui deviendraient néeessairement copropriétaires du mème chariot,

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