PARTIE IV. — AGRICULTURE
Figure 58, Figure 59.
Ce sont des vannes semblables, mais plus petites, qu'on place aux embranchements du canal principal.
J'ai déjà dit que sur les rigoles de distribution et d'arrosage, on emploie souvent une motte de gazon en guise d'empellement ; mieux vaut néanmoins se servir de petites vannes à main de 0",45 à 0°,50 de larve, faites en bois ou plutôt en tôle et que représente la fi5.60.
Figure 60.
Les vannes et tous les ouvrages en bois qui sont en contact avec l’eau gagnent à être peints ou goudronnés.
A queducs et siphons.— Jen’entrerai dans aucun détail sur la construction de cesouvrages. Les aqueducs ou conduits en bois, pour les petites dérivations, sont tellement simpleset connus, qu'il serait inutile de les décrire ; et quant aux aquedues en maçonnerie, leur con-
200 COLONISATION ET AGRICULTURE DE L'ALGÉRIE. struction sort tout à fait du domaine de l’agriculture.
Je crois seulement devoir rappeler que toute maçonnerie en contact avec l'eau doit être faite en chaux hydraulique qui, gràäce à la belle découverte de M. Vicat, peut être fabriquée en Algérie aussi bien qu’en France.
Je rappellerai ensuite qu’on fait traverser un cours d'eau par un canal de plusieurs manières : par un pont-aquedue, soit pour le canal, si celui-ci est plus élevé que le cours d’eau, soit pour ce dernier, si le contraire a lieu ; ou bien, en traçant le canal tout simplement dans le lit de la rivière, quand celle-ci est au même niveau. |
Les ouvrages de ce genre sont à la vérité détruits par les plus petites crues; mais on les rétablit avec tant de facilité, que cela compense cet inconvénient, Du reste, on peut l'éviter en faisant passer le canal par-dessous le cours d’eau, au moyen d’un siphon. Les figures 64 et 62 donnent une idée d’une disposition
Figure 61.
TAJEBAULT