‹ Colonisation et agriculture de l'AlgérieChapitre 62 sur 141 · IE · texte numérisé non relu

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Des observations ultérieures ont démontré que ce chiffre de 4 litre par hectare est trop élevé comme moyenne. Dans le département des Pyrénées-Orientales, dont les portions en plaine ont peut-être le climat le plus chaud et le plus sec de toute la France continentale, on a reconnu que de vastes superficies reçoivent uneirrigation suffisante par un débit continu d’un peu plus d’un quart de litre par hectare. Il est vrai que dans cette contrée, comme je l'ai déjà dit, le mode d'arrosage, c’est-à-dire la disposition du terrain, est de nature à réduire les colatures à presque rien; qu’ensuite les canaux, en général, sont faits avec beaucoup de soin et de manière à éviter toutes pertes.

En considérant donc ce chiffre comme exceptionnel, on peut du moins admettre, avec M. Nadault de Buffon, comme une moyennetrès convenable, le chiffre de deux tiers de litre d’eau continue, par seconde et par hectare. Chaque litre d’eau continue, par seconde, arroserait done un hectare et demi, et un mètre cube suffirait à 4,500 hectares. |

En supposant six mois d'arrosage, ce chiffre de deux üers de litre d’eau continue, par seconde, donne, pour volume total, un peu moins de 40,400 mètres cubes, pour la saison. |

Ce chiffre, comme on-le voit, coïncide d’une manière remarquable avec celui de 40,000 mètres eubes dont j'ai parlé plus haut.

Mais, de tous les modes d'évaluation, le plus pratique incontestablement est l'évaluation par arrosages.

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