‹ Colonisation et agriculture de l'AlgérieChapitre 89 sur 141 · Coton · texte numérisé non relu

Coton

Ïl ne saurait exister le moindre doute sur la possibilité de cultiver le coton en Alpérie, lors même que de nombreux essais ne seraient venus le prouver. Mais si les circonstances physiques sont évidemment favorables à cette culture, il n’en est pas de même des circonstances économiques.

La question est loin d'être jugée sous ce dernier rapport, ou plutôt elle semble être résolue négative-

ment, du moins pour le moment. Le coton pourra certainement devenir un jour un produit important de l’agriculture algérienne, mais ce ne sera que lorsqu'une nombreuse population de petits et moyens cultivateurs aura été implantée dans le pays et sera parvenue à acquérir l'habileté nécessaire dans l'exécution des diverses pratiques de culture et de préparation qu'exige cette plante.

Comme je sais que le ministère a déjà recueilli et publié plusieurs documents sur cette culture, je n’entrerai que dans les détails les plus indispensables.

On cultive en Orient et en Amérique plusieurs espèces et un grand nombre de variétés de coton qui toutes néanmoins rentrent dans deux catégories bien distinctes : les cotons en arbres ou frutescents, où cotons vivaces, et les cotons herbacés ou annuels.

Les premiers, produisant pendant plusieurs années, doivent être préférés aux cotons annuels partout où le climat est assez doux pour qu'ils résistent aux hivers. L'expérience a prouvé que c'était le cas pour toutes les plaines et vallées de l'Algérie.

On divise encore les espèces et variétés de cotons en cotons longue soie et cotons courte soie. Le produit des premiers a plus de valeur, mais il est moins abondant que celui des courte soie.

Toutes les espèces se cultivent à peu près de même, sauf que les grandes se mettent en lignes plus écartées que les espèces annuelles.

On sème lorsqu'on n’a plus de gelées blanches à

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