‹ Colonisation et agriculture de l'AlgérieChapitre 96 sur 141 · IE · texte numérisé non relu

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qui dureit et salit la terre, on en mettra une qui l'améublit et la nettoie, ou permet de l’ameublir et de la nettoyer par des cultures données à temps opportun.

Une règle tres essentielle est d'éviter, le plus qu'on peut, de faire suivre deux plantes de même nature l’une après l’autre; ainsi, entre deux récoltes de céréales, on tâchera d’intercaler une ou plusieurs récoltes d’une nature différente, soit récoltes sarclées, soit récoltes fourragères. C’est là ce qu’on appelle l’a/ternat des récoltes.

Il semble que le conseil que j'ai donné précédemment, de mettre deux récoltes sarclées l’une après l'autre, se trouve en contradiction avec cette règle. Mais, en parlant de récoltes de même nature, j'ai voulu désigner des plantes de la même espèce, du même

genre, au moins de la même famille. Or, il y a parmi

les récoltes sarclées des plantes d'espèces, de genres et de familles très divers. Donc, on pourra observer cette règle, tout en faisant succéder une récolte sarelée à une autre récolte sarclée, des betteraves à des pommes de terre, du tabac à des betteraves, etc.

L'observation de ces deux dernières règles est encore plus essentielle en Algérie qu'en France, parce que, grâce au climat, on peut presque toujours faire plusieurs récoltes en une année, même dans les terres non arrosées.

Il est enfin une dernière considération dont l’importance n'échappera pas aux praticiens expérimentés,

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