‹ Colonisation: le nord [microforme]Chapitre 15 sur 17 · ILES · texte numérisé non relu

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AULNE ROUGE,— A/nns rubra, Marshall.— Zncana, Willd.— Betula rugosa, * Ehrhart,

Noms vulgaires : Aulne, aulne commun. Hart rouge.

AULNE VERT,—A/nus viridis, De C.—crispa, Mich :—#ndulata, Willd,

Noms vulgaires: Aulne blanc, Aulne de montagne. Hart verte.

SALICINÉES,.

SAULE DISCOLORE.—Sa/ix discolor, Miller.

Noms vulgaires : Chaton. Chat.

SAULE GRis,—Sa/ix grisea. Willd.—Sericea, Marshall.

Nom vulgaire. Chaton,

SAULE BRILLANT,—Su/ix lucida, Muhlenberg,

Nom vulgaire : Saule blanc,

. SAULE NOIR.—Sa/ix nigra, Marshall.—Ambigua, Pursh.

SAULE CORDÉ,—Saéix cordata, Muhl,

TREMBLE, — Populus tremuloides, Michaux.— 7repida, Pursh.

PEUPITER COMMUN.—Populus grandidentata, Michaux.

PEuputEr DU CANADA.—Populus canadensis, Mish :—Monilifera, Aiton.

Nom vulyaire : Liard. «

. PEUPLIER ALSAMIER.—Zopulus balsamifera, Linnée.

Noms vulga'rss: Baumier. Balsamier, Tacamahaca. Peuplier de senteur. leuplier à gomme,

CONIFERES,

, PIN BLANC.—Pinus strobus, Linnée.

PIN JAUNE.— Pinus mitis, Michaux.

PIN RÉSINEUX.— Pinus resinosa, Pursh, Aiton.—Æubra, Michaux. PIN DES ROCHERS.— Pinus rupestris, Mich :—Banksiana, Lambert. :'oms vulgaires : Cyprès. Pin gris.

SAPIN BALSAMIER.—4/biès balsamea, Miller, Marshall.—Pa/samifera, Michaux, Noms vulgaires : Sapin blanc. Sapin gommeux.

SAPIN D'AMÉRIQUE.— Abies Fraseri, Lind :

Noms vulgaires : Sapin rouge. Gros sapin.

PRUCHE.— Abies canadensis, Michaux.

EPINETTE JAUNE.—Ates nigra, Michaux.

Noms vulgaires: Grosse épinette. Pruche rouge.

EPINETTE NOIRE.— Abies nigra, Poiret,

Noms vulgaires: Epinette de savanne, Epinette grise,

SAPIN BLANC.—Abies albu, Michaux,

Nom vulgaire : Epinette blanche,

MELEZE D'AMÉRIQUE.—Zarix americana, Michaux.

Nom vulgaire : Epinette rouge.

CEDRE BLANC.—7#uya occidentalis, Linnée,

Noms vulgaires : Cèdre blanc. Arbre de vie,

CEDRE ROUGE.— Yuniperus virginiana, Linnée,

Noms vulgaires : Cèdre d’odeur. Cèdre adorant.

etula rugosa,

Willd.

1, Aiton,

er de senteur.

era, Michaux,

DAPHNACÉES.

73 DIRCA DES MARAIS.—Dirca palastris, Linnée. Nom vulgaire : Bois de plomb.

CÉLASTRINÉES,.

74. CELASTRE GRIMPANT,—Celastrinus scandens, Linnée. Noms vulgaires : Bois grimpant. Bourreau d'arbre. Arbre à jeûner,

Qu'on me permette de parler de l'utilité de quelques-uns de ces bois, car beaucoup d’entre eux peuvent ne pas être appréciés à leur juste valeur, à l'étranger surtout. A tout seigneur tout honneur: commençons par notre arbre national, celui «ont la feuille est sur nos drapeaux canadiens-français, et sur nos poitrines, le jour de la Saint- Jean-Baptiste. L'ÉRABLE est l’arbre de haute futaie qui nous offre le plus d'utilité quotidienne. C'est le meilleur de tous les bois blancs. Il est sec, sonore et brillant. 1l n’est pas même sujet à se tourmenter ni à se fendre. Avec ces qualités il est aisé de voir qu'on peut très bien l’employer dans l’ébénisterie. Aussi fait-il de très-beaux meubles ; l'érable piqué surtout fait de très-beaux placages. J'ai vu chez M. Bélanger, ébéniste, à Montréal, une garniture de salon très riche faite en érable piqué. L'église du Gésu, à Montréal, possède plusieurs autels plaqués de ce bois qui sont d’un très beleffet. Aussi ce bois est recherché des luthiers, des ébénistes, des menuisiers, des tourneurs et autres. Comme bois de chauffage l’érable est incomparable, surtout celui qui croît sur des terrains rocheux, pourvu qu'il soit bûché hors la saison de la sève. Son prix est parfois très élevé et on l’a vu, à Montréal, monter jusqu’à quinze piastres la corde. La cendre en est très riche en potasse. Aussi était-elle, dans le temps où la potasse se vendait bien, une grande ressource pour le colon qui ramassait la cendre de son bois consumé et l’expédiait, réduite en alcali, à la ville. Dans ce temps, —je parle de trente ans,—on voyait presque toujours le colon monter sur ses lots, avec une chaudière à potasse. Et tout le long de la route, depuis les paroisses les plus éloignées du Nord jusqu’à la ville, on rencontrait des habitants qui descendaient avec un quart, quelquefois deux. Ils ne se rendaient pas tous à Montréal, qui était leur marché naturel pour ce produit, car 1ls le vendaient quelquefois aux marchands des villages intermédiaires qui en faisaient le trafic. Quelquefois même on le laissait pour une dette contractée à l’avance pour des vivres. L'érable renferme plus de 25 pour cent de potasse.

Le sucre que l’on fait avec la sève de l’érable est d'une finesse exquise. Dans les cantons du Nord on exploite peu cette industrie et les sucreries y sont sur un très mauvais pied. On agit différemment dans les cantons de l’Est où chaque cultivateur a sa sucrerie avec des ap-

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pareils puissants d’évaporation. L'ami Thibault, le célèbre Thibault, possède sur sa ferme de Sutton une sucrerie où il fait du sirop à s’en lécher le pouce et l'index.

Le CHèNE est grand. Il est d'une haute utilité en Europe et en Amérique. Pour les savants, disons qu’il était en grande vénération chez les anciens Grecs qui prétendaient que cet arbre rendait des oracles. Nos ancêtres, les Gaulois, n'avaient pas moins de respect pour lui. Les Druides allaient, une fois par an, avec les plus grandes cérémonies, couper avec une serpe d'or le gui du chêne. Chez les modernes, ses feuilles tressées forment la couronne” civique donnée au citoyen vertueux, comme symbole de la liberté et comme expression de la reconnaissance publique.

Le bois du chêne blanc, que l’abbé Provancher appelle Quescus alba, et qui porte le gland doux, est dur, élastique, très pesant, très résistant. L'arbre a une hauteur de 60 à 80 p. sur un diamètre de 3 à 4 p. On l’emploie dans les bâtisses pour faire les charpentes, les portes, les fenêtres, les boiseries, etc. Il sert pour la construction des navires et la menuïiserie. On en fait des douves et des cercles de tonneaux. Les menuisiers en fabriquent des meubles, les charrons des jantes, des raies pour les roues de voiture. Les sculnteurs l’empioient pour la décoration des monuments.

Le chêne rouge, que l'abbé Provancher appelle Q. rwbra, est un arbre de 60 à 70 p. avec un diamètre de 3 à 4 p. à écorce crevassée et il produit des glands amers. Son bois est d’un grain grossier, poreux, roussâtre, inférieur à celui du chêne blanc, mais fournissant un excellent combustible.

Le gland rôti sert à faire un café bon aux personnes rachitiques et faibles. Légèrement torréfié, le gland est bon contre la dyssenterie et la coqueluche. Le gland râpé est bon côntre la colique venteuse Les glands engraissent rapidement les cochons dont la chair acquiert, avec cet engrais, un fumet de sanglier.

L’écorce des chênes fait du tan utile dans la fabribation des cuirs. Lorsque cette écorce a servi, on la fait sécher et on l’emploie comme combustible. Les jardiniers emploient l'écorce qui a servi aux tanneurs pour faire leurs couches.

Le HÊTRE dont le fruit à trois angles, d’un brun luisant, s'appelle faine, est un arbre de 50 à 60 p., à écorce grisâtre, presque sans crevasses ni gerçures.

Le bois du hêtre est sujet à se fendre et à se tourmenter, éprouvant par la dessication un retrait considérable, cependant d’un grain serré qui le fait rechercher pour les montures des outils de menuisiers. Il convient au chauffage, même vert, moins cependant que l’érable et le bouleau. Le charbon qu'on en tire est estimé. Quoique propre à la

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Son écorce peut être employée pour le tannage des peaux. La volaille et les animaux frugivores en général aiment beaucoup les faines ; les cochons surtout en sont friands, et ils engraissent rapidement sous l'influence de cet aliment ; mais la chair et le lard de ces animaux sont alors moins bons que lorsqu'ils se sont nourris de glands ou de grains. L’amande de la faine est agréable à manger, mais devient un poison prise avec trop d’abondance. On en retire une huile excellente qu’on peut employer dans les cuisines pour la préparation de certains mets ; elle est aussi très bonne à brûler. On peut utiliser les feuilles des hêtres en les donnant aux moutons qui les mangent avec plaisir, même lorsqu'elles sont sèches.

Le TiILLEUL ou bois blanc est un bel arbre qui orne bien les parcs. A l’aide de la taille on peut lui faire former des allées voûtées, des amphithéâtres, des galeries, etc. Il se prête facilement à tous les caprices que les ciseaux du jardinier lui imposent. !1 parvient à une grosseur prodigieuse. On a vu des tilleuls de 30 pieds de tour. Le bois du tilleul est blanc, plein et léger, mais liant et facile à travailler. Il est excellent pour la sculpture et pour le tour. On en fait des touches de pianos, des vases, des sabots, des pelles, des fonds et des panneaux de voitures.

Son écorce interne est très forte ; on en fabrique des cordes, des lignes qui pourrissent difficilement.

On dit que le miel que les abeilles butinent sur les fleurs du tilleul est toujours d’une qualité supérieure.

Comme combustible il est peu estimé. Son charbon peut servir à la fabrication de la poudre à canon.

Les feuilles peuvent être utilisées comme fourrage, même quand elles sont sèches.

La sève du tilleul contient du sucre. On fait avec ses fruits et quelques-unes de ses feuilles broyés ensemble, une espèce de bua chocolat, mais qui se détériore vite.

Les fleurs employées en médecine agissent principalement sur le système nerveux. On les administre en infusion.

L'oRME est un des plus grands arbres de nos forêts. Son bois est plein, ferme, souvent rustique, difficile à travailler et sujet à se tourmenter. C’est pourquoi on s’en sert peu pour la charpente. Les loupes

fournissent aux ébénistes des lames de placage, sillonnées de veines nombreuses. On fabrique encore avec l'orme des charrues, des herses, des jarrets de roues, des essieux. Comme son bois se conserve bien dans la terre et sous l’eau, on en fait des tuyaux et des corps de pompe.

Les fouilles de cet arbre servent à nourrir les bestiaux et conviennent même aux cochons lorsqu'on les fait bouillir. Son écorce est astringente et peut être employée au tannage des cuirs. Avec les couches intérieures de son écorce on fabrique des liens et des cordes grossières.

L'écorce et les feuilles de l’orme rouge macérées dans l’eau produisent un muciiage qu'on emploie contre le rhume et la’toux, ou comme émollient maturatif à la place de la guimauve. La poudri d’orme fait d'excellents cataplasmes pour combattre les enflammations.

Les Américains ont choisi l’orme pour l'arbre symbolique de leur liberté.

Les fleurs de l’orme sont antispasmodiques, diaphorétiques.

L'amande du fruit pulvérisée et prise comme du tabac, arrête le saignement de nez.

L'AULNE a la propriété de se conserver dans l'eau: on en fait des tuyaux pour conduire les eaux. Comme il a la texture fine et serrée, il se travaille bien. Ilest d’une belle couleur, et peut être employé pour des meubles, des ouvrages de menuiserie et de tour.

L'écorce est astringente et fébrifuge et sert à la teinture des cuirs, etc. La racine de l'arbre est employée en médecine contre l’asthme et contre les rhumes anciens. Elle facilite la digestion des estomacs paresseux. On trouve dans les pharmacies un vin d’aunée qui convient aux personnes faibles. Les vétérinaires administrent l’aunée aux animaux domestiques pour leur donner de l’appétic et de la force. Les feuilles appliquées fraîches sont un excellent tonique pour les tumeurs.

Le FRÊNE est un grand arbre dont le tronc est fort droit. Son bois est ferme et liant. Il est d’abord tendre, flexible et facile à travailler; mais avec le temps, il devient raide et fort dur. On l'emploie rarement pour les ouvrages de charpente : il convient au charronnage ; on en fait des échelles légères, des bâtons tournés, des manches d'outil, des chaises, des cercles et autres ouvrages qui demandent de la légèreté et de la fermeté. L’écorce est tonique et astringente. On emploie ses loupes pour le placage des meubles de prix. Ses feuilles conviennent aux moutons, aux chèvres et aux bœufs. Son écorce et ses feuilles servent à teindreïles laines en bleu. C'est surtout sur cet arbre, qui a le privilège d'attirer les insectes, que l’on récolte les cantharides.

Le CHARME vient rarement d’une bonne grosseur. Son tronc est court, mel proportionné. Son bois, qui est blanc, est très dur et compact. Comme 1l est liant, il est fort bon pour le charronnage et les

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Le Pin dont il se fait un immense commerce au pays, est le plus haut de nos forêts. C’est un arbre résineux garni de branches rangées par étages autour du tronc. À mesure que cet arbre croît, les branches les plus basses sèchent, tombent et laissent à leur place des nœuds. Cette espèce d'arbre croît beaucoup plus vite que le ‘‘hêne ; à 60 ans, il est parvenu à son dernier degré de développement, tandis qu’il faut cent cinquante ans pour le chêne. Il peut fournir de la résine depuis l’âge de 25 ans; cet arbre peut encore fournir du bois de charpente d’une excellente qualité, parcequ'on prétend que l'extraction du suc résineux “altère pas sa qualité, lorsqu'on’ a soin de ménager l'arbre. On fait avec le pin des mâts, le bordages des” vaisseaux, des madriers, des planches pour la menuiserie, des tuyaux pour conduire les eaux. Le pin se conserve éternellement. Les baïes et les bourgeons du pin sont excitants, antiscorbutiques, diurétiques, diaphorétiques. La térébentbine est le suc résineux qui découle des nins et des sapins. On retire de la racine du pin rouge, par la combustion à l'étouffée, une résine très estimée pour le goudronnage des vaisseaux.

Le CÈèDRE est un des bois les meilleurs, les plus beaux et les plus durables qu’on puisse employer, tant pour la charpente que pour la menuiserie. Il est rougeâtre, veié et odoriférant, se travaille très bien. Les Anciens l’employaient pour la charpente de leurs temples et pour les lambris et plafonds dont ils étaient décorés. Au Canada, on s’en sert pour les poutres, les lambourdes, les piquets et les perches de clôture et le bardeau. Ses feuilles broyées avec du saindoux forment un excellent onguent pour les riumatismes.

Le Sapin est un des plus beaux arbres résineux qui croissent ordinairement sur les hautes montagnes et dans les savanes. Son tronc est fort droit et très élevé, revêtu d’une écorce unie, blanchâtre et comme cendrée ; il se termine par la pousse de la dernière sève, parcequ’à chaque pousse il s'élève d’une branche verticale ; il en parait en même temps trois ou quatre qui s'étendent presqu'horizontalement, en sorte qu’il est garni de branches tout autour, disposées par étages et formant.ensemble une pyramide assez régulière.

La texture de spn boïs n’est pas uniforme ; les cônes concentriques-

dont il est formé, sont séparés par des parties plus tendres et spongeuses : en sorte que chaque cône concentrique porte son aubier. Il résulte de cette organisation, que ce bois, étant équarri, ou débité en planches, présente des veines longitudinales, formées par les parties

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dures qui sont plus coloriées. Ces veines sont d'autant plus larges que les cônes sont coupés plus près de la circonférence, Ce bois, qui est léger, tendre et facile à travailler, est également propre aux ouvrages de charpente et de menuiserie ; on en fait encore usage pour la construction des bateaux, et de toutes sortes de bâtiments de mer.

On s’en sert pour en faire des tuyaux d'aqueduc. On fait avec son écorce de la pulpe à papier. On le débite aussi en poutres, solives, chevrons, madriers‘et planches.

Le sapin rend de grands services en médecine. Le bois, les bourgeons sont excitants, antiscorbutiques, diurétiques et diaphorétiques. La gomme est détersive et purgative.

Le Nover est un grand et bel arbre dont les branches s'étendent beaucoup. Son bois est plein, liant, ondulé, moyennement dur et facile à travailler. Il passe pour un des plus beaux et des meilleurs bois de l'Europe, On n'en fait pas usage en charpente parce qu'il est sujet à plier sous le fardeau, mais on l'emploie beaucoup dans la menuiserie et la meublerie. Les menuisiers l’emploient pour les lambris et pour les meubles. Les jeunes noix servent à faire des confitures laxatives. Les différentes parties du noyer sont toniques, sudorifiques et détersives.

Le CERISIER-MERISIER que tout le monde connaït par son petit fruit rouge, et le merisier à gros fruits noirs appelés cerises d'automne, sont deux variétés qui fournissent un beau bois. Il a une belle couleur rouge ; son tissu est fin et serré ; il est susceptible de prendre un beau poli. Quoiqu'il ne soit pas très dur, il est bien veiné ; en outre, il offre des ondulations d’un très joli effet. Aussi est-il recherché pour les travaux de menuiserie et d’ébénisterie. En faisant tremper le bois de merisier pendant un certain temps dans l’eau de chaux, on rend sa couleur plus foncée, et il prend alors une certaine ressemblance avec l'acajou. Il sert à fabriquer des chaises, des fauteuils et d’autres meubles. Son bois est très bon pour brûler. Il donne beaucoup de chaïeur et de flamme, surtout quand il est vert.

On fait avec le fruit non seulement un aliment rafraîchissant, très agréable, mais on en fait des confitures, des tartes, etc. On les fait sécher au four pour les conserver ; on en met à l’eau de vie. Les cerises servent aussi à préparer une espèce de vin; pour cela, les queues ôtées, on broie le fruit avec un pilon dans un vase défoncé ; on remue de temps en temps pour activer la fermentation, et après cinq à six jours de cave, on tire le vin qui est alors fort agréable à boire et on peut le consommer de suite ou le conserver,

Le BOULEAU est une espèce de bois qui rend de grands services. Le bouleau à papier devient très gros. Son écorce sert à faire des canots d’une telle légèreté qu’ils peuvent porter la charge de moyens bateaux ;

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aussi des vases, des étuis, etc., qu’on orne de broderies, et des cassots qui servent à l'exploitation du sucre d'érable. Son bois fournit un excellent combustible, On l'emploie aussi dans l'ébénisterie avec avantage. On en fait des rouleaux pour le fil.

Le bouleau est un des bois les plus utiles. Il est recherché des boulangers parcequ’il donne beaucoup de flamme et chauffe également le four. Il sert à faire des perches, des sabots. On en fait des vases. On peut manger l'écorce du bouleau quand elle est en sève. Cette écorce sert à faire du papier, des sandales, et produit une couleur qui donne à la toile un roux jaunâtre, à la laine une teinte d’un assez beau jaune. On en retire aussi une huile employée en Russie et qui donne aux cuirs provenant de ce pays leur odeur particulière et une partie de leurs qualités. Son écorce est fébrifuge. Les jeunes branches du bouleau servent à faire des balais, et leurs feuilles sont excellentes pour les animaux, surtout les moutons. On hache ces feuilles et on les mélange avec d'autres aliments pour nourrir les oies et les canards.

Le charbon du bouleau est estimé pour la fabrication de la poudre.

Le merisier rouge, qui est une espèce de bouleau, devient très gros. Son bois est à grains très fins et très serrés, susceptible de prendre un beau poli. Aussi est-il très employé dans l’ébénisterie, la menuiserie, la meublerie, etc. La sève est dépurative.

“ Le merisier, dit l'abbé Provancher, est très abondant en sève ; des individus de forte taille peuvent en donner au printemps jusqu’à dix gallons et même davantage dans une seule journée. Cette sève, qui est acide et d’une saveur assez agréable, passe pour être vulnéraire, détersive, bonne contre le scorbut, la pierre, la jaunisse, pour enlever les taches qui affectent le derme du visage. En Suède on en fabrique une boisson qui est très estimée. De toutes les substances végétales cette sève est la plus propre à imiter le vin de champagne ; on en retire aussi du vinaigre par la fermentation, et du sucre par l'évaporation.”

L'ÉPINETTE noire est un bois léger, fort et élastique, très employé dans les constructions. Les planches d’épinette sont considérées les meilleures pour les barouches. C'est avec les jeunes pousses de cette espèce que l'on fabrique la petite bière d'épinette.

L'épinette rouge ou melèse est un bois pesant, fort et durable, très estimé dans les constructions navales, surtout pour les courbes. C’est un bon bôis de chauffage. Il est.estimé pour les constructions souterraines. Il produit une gomme dont les effets sont excellents. Le sirop de gomme des sœurs de la Providence en est composé.

L'épinette blanche est beaucoup plus commune au Nord. Son bois quoique moins fort est cependant d’uu teint plus clair et moins sujet à

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