‹ Colonisation: le nord [microforme]Chapitre 2 sur 17 · LE NORD · texte numérisé non relu

LE NORD

Voici l'été qui arrive au pas gymnastique. Il devient de mo”;

à leur et même de nécessité pour les constitutions délicates, d'aller faire halte

ns que à la campagne. Il y a de la distinction à y passer la belle saison, En

‘à eux, | vérité c’est bien propre à se reposer du bruit des villes, du tracas des

per en affaires et de l'atmosphère de l'industrie.

udes” C'est encore une question de savoir où aller. Ne faut-il pas d'ailleurs

qu'à la consulter sa tendre moitié, qui doit, ex cette matière, avoir voix au au chapitre. C'est bien légitime, certes! Car s'il y a quelqu'un qui ait Le

de M. besoin de respirer l’air pur, de s'inspirer au spectacle de la belle nature, ë

+ngers : ‘4 c'est bien la femme, la mère de famille qui, durant toute l’année se con-

onner sume aux soins de l'intérieur, se dépense au bonheur de ses enfants. ex

at. * Mais j'ai peine à croire que les p/aces d'eau soient de nature à ::po- s

sûre: | ser l'esprit, calmer les nerfs et faire jouir pleinement des délices que

l'on cherche loin des soucis et des inquiétudes, Ce n'est pas là, ce me semble, que l’on peut se mettre à l’aise et laisser les marmots prendre leurs ébats dans les près, dans les champs, dans les bois.

Comment se fait-il que tous les ans, les personnes qui vont aux caux jurent, en bouclant leurs malles pour revenir, qu’on ne les y prendra plus.—Que de fatigues, en effet, pour aller, tous les ans avec une iamille, se baigner... où il n’y a pas toujours de l'eau ; s’il faut surtout y amener une demi douzaine de fillettes, ça devient une question d'état. Or l'on sait comment ces débats se terminent sous une monarchie tempérée comme celle du conjungo, où l'opposition est armée de toutes les forces de la faiblesse, fs

La scène du départ pour les eaux a ses avents pendant lesquels toute # la maisonnée est sur le qui vive: depuis la prétentieuse modiste jusqu'à la modeste servante. Le chat même de l'établissement voit avec inquiétude s'éloigner souris et rats, faute d'aliments pour les y retenir. F3

Et le mari ! le pauvre mari! qui court essouflé chez le marchand de | malles, chez le cordonnier, chez... à peu près tous les industriels de la ie ville, Ah! par exemple, c’est madame qui se charge des toilettes, et À rendons-lui cette justice, qu’elle ne laisse au mari qu’à en payer la note.

PME LAB 4

Petit item pour celui qui sous ce régime constitutionnel joue le rôle de premier et de ministre des finances.

A ceux qui ne sont pas avides d'émotions vives. et qui n’ont pas de filles à marier, je conseille un voyage dans les cantons du Nord, où ils peuvent amener femmes et enfants... à bon marché: ce qui ne nuit pas dans le paysage.

Pour aller là, il ne faut pas grand appareil, pas de valises gigantesques ; on n’y apporte pas la crainte dr n'être pas à la mode, ni l'inquiétude d'y faire des gaucheries, ni surtout les soucis d'y faire contracter à ses enfants des habitudes regrettables de luxe et de dissipation.— Par contre on y goûte des délassements réparateurs et le spectacle grandiose de la nature vierge. Encore est-il que pour jouir de ces excursions si salubres, pour profiter d'un voyage si pittoresque il faut savoir lire dans ce grand livre de la nature er interpréter son langage si simple, maïs si éloquent pour ceux qui y prêtent l'oreille et le cœur.

La publication des impressions que m'a laissées une excursion dans les cantons du Nord, m'a paru propre à faire apprécier un voyage en cette partie de notre pays, à faire connaître cette région destinée à être le théâtre d'événements importants pour l'avenir de la Province de Québec, berceau de notre nationalité.

Pendant un des derniers étés j'ai voyagé dans ces montagnes du N ord qui couronnent la vallée de l'Ottawa, et, parole d'honneur, durant ce temps, il n’y a eu qu'un nuage à l'horizon, c'était de ne pouvoir faire partager les jouissances que m'offrait ce spectacle, par tous ceux qui me sont chers. Je le confesse, j'ai été attristé en m’éloignant de ces cantons incultes, de ces montagnes abruptes, de ces profondes vallées, de ces forêts vierges, de ces lacs limpides. J'ai hâte d'y retourner, mais cette fois avec ma femme, avec mes enfants. Et pourquoi pas? On voyage maintenant dans ces contrées accidentées comme sur les chemins macadamisés des grands côtes. A chaque village échelonné sur le long de la route on rencontre des hôtels bien et même très bien tenus, où l'on exerce les devoirs d’une aimable hospitalité. Et il faut le dire, c'est un assaisonnement qui sied très bien, même à la table d'une hôtellerie. x

J'en donne avis, je n'ai pas le temps de mettre des formes à mon récit. Il est le fruit de notes prises à la hâte. C’est un bouquet cueilli sur le bord du chemin, sur la rive d’un lac, et dont les fleurs pour être jetées pêle-mêle, n’en seront pas moins odorantes pour ceux, bien éntendu, qui ont conservé la délicatesse du sentiment.

La première précaution à prendre avant de partir pour une excursion de campagne, c'est de se choisir un bon compagnon. Et il ne sont pas si communs, ceux qui ont vos goûts, qui voient comme vous, qui apprécient comme vous. Et puis pour s’enfoncer dans ces sentiers

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côtelés, il ne faut pas être trop douillet. Le dicton populaire: “Qui choisit prend pire; ” a souvent son application, car pour faire ce voyage je n'eus même pas à choisir. Et pourtant je trouvai pour m'accompagner un ami qualifié sous tous les rapports.

Un matin du mois d'août je recevais une note bien courte pour une affaire aussi importante :

: LunDi.

Je pars ce soir pour le Nominingue. Viens-tu ?

LouIs BEAUBIEN. *

Je voulus d’abord résister à la tentation. Et toute la journée cette pensée du Nominingue me revint. L'imagination s’en mêla. Et quand je vis que l'idée prenait de l'empire j'y fis consentir la raison: je n’avais pas pris de vacances l’année précédente ; l’air des montagnes me serait favorable ;.… j'allai jusqu’à croire que mon voyage serait utile à la colonisation |! ! Où les prétentions vont-elle se nicher ?

Mais la raison déterminante, c'était l’occasion de faire le voyage avec un ami qui était avec moi en communauté d'idées. 68 fut le trait comme disent les épiciers.

Je n’avais que quelques heures pour me préparer. C’est peu, car, on a beau dire, il faut, pour un voyage de quinze jours, se précautionner de petits riens qui contribuent à rendre l'expédition agréable. Et c'est singulier comme ces petits brimborions, en apparence insignifiants au départ, prennent de l'importance en s’éloignant. On me l'avait prédit. Et je conseille à ceux qui s’enrégimentent dans une escouade de touristes, de consulter leur femme, s'ils en ont une, dans la préparation de leur équipement. Quand on part, on ressemble à un soldat qui lève le camp et qui se débarrasse de tout fardeau pesant.

C'est un autre refrain quand on dresse la tente, Quand on fait son sac on dit: Ah! bah! ceci est inutile, je m'en passerai bien. Mais quand on campe: Ah ! si j'avais ceci. Ah ! si j'avais cela !

Heureusement que mon camarade avait de tout. Quel arsenal! Fusils, munitions, appareils de pêche, toile de tente, couvertures, batterie de cuisine, garniture de table, articles de toilette, thé, café, biscuits, pommes sèches, jambon, saucissons et saucissettes, patati, patata.

Je me moquais de ce lourd bagage d'anglais touriste, et je me vantais d'être réduit... à ma plus simple expression,

C'était en gare que je faisais cette réflexion. Aussi ce jour-là, j'avais une dent contre les fils de la fière Albion. Je venais,de constater que ces braves anglais ‘de la Compagnie du Pacifique n'avaient pas même eu la délicatesse de mettre une seule affiche en français, dans leur gare des casernes, où les trois quarts et demi des voyageurs qui s’y embarquent

/ A CR sont canadiens-frar.sais. On est bien obligé d’entrer quand même dans leur train.

J'étais irrité de cette insulte à notre nationalité quand, jetant un coup d'œil sur les rues Notre-Dame et St-Paul, j'aperçus les enseignes de plusieurs boutiques tenues par des canadiens-français, écrites en jargon anglais. Alors je me suis dit: “On a ce qu'on mérite, parbleu ! Les Anglais, après tout calculent sur notre indifférence ; ils exploitent notre apathie… j'allais dire notre bêtise.” Mais à présent que j'ai réfléchi à la chose, je constate qu'il y a pire que cela :.. c’est par calcul et pour Hire aux Anglais qu'on consent ainsi à se donner un humiliant soufflet, ét à faire voir aux étrangers qu'on n’a point ici d'importance. On donne par là à notre ville si française un cachet qui en déguise la phvsionomie.

Réflexions d’entrepôt faites, en voiture. Tut, tut. Et d’une et de deux, nous voilà partis. Et par un beau temps, je vous l’assure.

Il était cinq heures et demie du soir. Cinq heures et demie, en été, à la ville, c'?st l'heure où les bureaux se vident, où chacun court prendre le bateau, le train, l’omnibus pour se diriger qui à Longueuil, qui à Laprairie, qui au Sault-aux-Récollets, qui à Ste-Rose, qui à Ste-Anne de Bellevue et à vingt autres délicieux endroits autour de Montréal. Cinq heures et demie c'est l’heure où le soleil prête ses derniers feux à la terre qui laisse échapper de ses traits timidement empourprés un expressif ‘ au revoir.”

Cinq heures et demie, c’est l’heure où la brise fraîche sèche les p sueurs de l’ouvrier qui se prépare à quitter le travail des usines ; c’est l'heure où l'eau se ride sous la roue des bateaux à vapeur et où les p gouttelettes qui tombent de la rame du batelier murmurent à ceux * s6 qu'il mène que le temps s'échappe dans le gouffre de l'éternité, \ Le coursier qui nous entraîne a la crinière en fumée et la gueule en le feu. Il roule ses pattes cerclées sur la route ferrée. Nous sommes en LE

croupe. Nous longeons le fleuve jusqu’à Hochelaga où les murs de granit des carrières de St-François de Sales, jetés sur le‘flanc des grands ! quais, contournent le site de la bourgade où Jacques-Cartier reçut la bienvenue de l'agouhanna huron. Nous quittons la ville, la face au soleil couchant. Nous traversons la gare d'Hochelaga, nous longeons les usines à gaz, nous traversons les carrières de St-Louis, et nous voilà hors de la cage.

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Le matin du 7 août nous nous réveillions à St-Jérôme.

St-Jérôme, c’est l’entrepôt du Nord, la base d’un triangle de routes se répandant dans les cantons de la vallée d'Ottawa, dans ce grenier où la Providence tient en réserve, pour l’industrielintelligent, des richesses

incalculables. Oui, dans le flanc de ces collines, sur la crête de ces montagnes, dans les creux de ces vallons, au fond de ces forêts épaisses,

dans les eaux profondes de ces lacs il y a d'immenses richesses.

St-Jérôme, che‘ lieu du canton %e Terrebonne, situé à 33 milles de Montréal, est une petite ville coquette. Il y a quelque soixante ans, elle s'est assise souriant à l'avenir, sur les bords de la rivière du Nord qui prend sa source dans les lacs de Doncaster et de Beresford, et qui se jette dans l’Ottawa. ;

A cette époque où Mr. de Montigny, le premier colon du Nord, établissait un comptoir pour la traite des pelleteries avec les Iroquois du Lac des Deux-Montagnes qui venaient y faire la chasse, il n'y avait sur les bords de cette rivière que des forêts épaisses. L’indien y poursuivait l'orignal, le caribou et l'ours ; il y traquait le castor, la marte et le vison ; et les colons qui survinrent durent faire acte de grand courage pour y planter leur tente.

St-Jérôme, incorporé en village en 1856, faisait autrefois partie de la paroisse de Ste-Anne, située dans la seigneurie de Terrebonne, Cette seigneurie de Terrebonne, devenue plus tard la propriété de l’hon. Masson, père de notre Lieutenant-Gouverneur actuel, ci-devant dans le comté d’Effingham entre la seigneurie de Blainville et de LaChenaie; la rivière Jésus et les cantons d'Abercrombie et Kilkenny.

La première concession de la seigneurie fut faite à M. Dautier Deslandes, de deux lieues de terre de front sur la rivière /ésws autrement appelée la rivière des Prairies ; à prendre depuis les bornes de la Chenaie, en montant, vis-à-vis l'Isle Jésus, sur deux lieues de profondeur. (Registre des Foi et Hommage, No. 31, fol. 143, le 13 février 1781). }

Le 10 avril 1731 y fut ajoutée une lande d’égale dimension appelée Desplaines ; et le 12 avril 1753, une autre terre d'égale étendue fut ajoutée à Desplaines : formant en tout la seigneurie de Terrebonne un territoire de deux lieues de front sur six lieues de. profondeur.

En 1834, par décret du 15 novembre, St-Jérôme fut érigé en paroisse canonique et se composait de l'augmentation de la seigneurie

des Mille Isles et d’une partie de l’augmentation de la seigneurie du

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Lac des Deux Montagnes, comprenant une étendue de territoire d’environ six milles de front sur environ dix-huit milles de profondeur.

La plupart de ses ressources sont aujourd’hui exploitées ; le chemin de fer la met en communication avec Montréal, Québec et Ottawa par le Pacifique et le chemin du Nord.

En jetant un coup d'œil sur le site exceptionnellement beau de cette ville naissante, en voyant le nombre de ses pouvoirs d'eau que nous montre la carte préparée par Mr. Malsburg, et les artères qui y font couler les produits des cantons du Nord, on ne peut douter qu’elle soit destinée à devenir une des princesses de la Puissance.

Ces espérances sont d'autant mieux fondées, qu’elle a développé graduellement ses forces physiques ; mais son développement a toujours été contrôlé par l'influence morale et intellectuelle.

Aujourd’hui, c’est une grande fille aux formes vigoureuses, qui s'avance solidement sur le chemin de la prospérité, mais le regard au ciel.

A l'heure qu’il est on y voit sur ses cours d’eau la manufacture de papier Rolland, la plus grande de l'Amérique, des moulins à farine perfectionnés, des scieries de différents genres, des machineries à préparer le bois, des fabriques d’étoffes, des cardes, des fonderies, des usines à pulpes, des manufactures de boutons, de cribles, de seaux et différents autres établissements d'industrie qui activent la vie et y attirent les habitants des localités environnantes. Aussi son marché est-il abondamment approvisionné de produits variés qu'offrent en vente les cultivateurs, en venant porter aux usines les matières premières propres à les alimenter, ou en venant faire des emplettes chez les mar- . chands de la ville.

Mais du milieu de cette place d'affaires s'élève l’église devant laquelle l commerçant et l'industriel, le cultivateur comme le journalier se découvrent respectueusement et où tous les dimanches ils $e rendent pour prier, rendre un hommage public à Dieu, chanter ensemble le Credo et recevoir les conseils de leur curé.

Jusqu'à aujourd’hui l’église a été le plus vaste des monuments de cette ville, mais lé commerce commence à y élever des vastes temples et l’industrie y a de grands théâtres pour ses opérations. L'esprit chrétien ne permettra pas de laisser au second rang la maison de Dieu et déjà les plans sont faits pour une vaste basilique. Comme l'exécution en sera coûteuse, Mr. le curé, en homme pratique, attend que la ville ait pris plus de développement et qu'un plus grand nombre de contribuables y apportent leur pierre. En faisant un emprunt à faible intérêt avec un fond d’amortissement on parviendrait au même but.

C'est probablement ce à quoi on se décidera quand l’église actuelle séra insuffisante aux besoins et aux aspirations de la population. E.

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Vi | ce n'est certainemeht pas le curé Labelle qui y mettra des obstacles. Pour parler le langage des chemins de fer, celui-là a besoin de serrefrein ; mais de la vapeur il en a suffisamment.

A côté de l’église s'élève un spacieux couvent que fréquentent audelà de trois cents jeunes filles dirigées par les Sœurs de Ste-Anne, dont la maison mère est à Lachine. Les filles de cette communauté, fondée par Messire Archambault en 1848, se dévouent principalement à l'instruction des jeunes filles, et s'occupent en même temps de former des institutrices pour tenir les écoles élémentaires dans nos paroisses.

Le couvent de St-Jérôme a été construit d’après les plans de M. Godfroi Laviolette, l’héroïque préfet du pénitencier provincial, et sous les auspices du Révérend monsieur Graton.

Trois cents jeunes filles, presque toutes destinées à faire des mères de famille, reçoivent dans les murs de cette institution une éducation solide pour l'esprit et surtout pour le cœur |

Ah ! qu'il est consolant, pour ceux qui s'intéressent à l'avenir de leur pays, de penser que les futures épouses, celles qui seront les mères des générations à venir de nos campagnes, sont formées sous l’égide des religieuses. On peut le dire, à une telle école ces filles seront autant de saintes pour l’église, autant de femmes dévouées à la patrie. Sans doute elles seront moins effarées que celles qui apprennent la danse, le patinage et la mode ; mais elles sauront prier, aimer et tenir un ménage, écrire leur langue et bien élever leurs enfants. De ces sciences les maris se trouvent bien. Il peut être très joli de voir une femme. habillée comme une poupée, de l’entendre faire vibrer les cordes d’une harpe ou d’une guitare; mais cela n’est pas toujours commode pour la classe des hommes qui sont obligés de trouver le pain de chaque jour et qui prennent une femme pour les aider à gagner la vie de la famille. Cela peut convenir à certaines classes rares de la société, mais certainement pas à la classe industrielle, commerciale ou agricole, qui a besoin d'économie pour amasser une modeste aisance sou par sou. Pour un ouvrier qui arrive en sueur le midi avec la fringale, une bonne soupe doit être plus agréable qu'un polka ou une mazurka. C'est de nature à faire déprécier l'art On a beau dire, rien ne remplace, dans les classes travaillantes, l'harmonie qui s'élève d’un ménage où il y a de l’ordre. Or il n’y a de l’ordre que quand chaque chose et chaque personne sont à leur place. Vivent les couvents qui forment nos filles pour leur rôle. Aussi en voyant sortir du couvent de St-Jérôme ces joyeuses enfants, modestes et naïves dans leur costume simple comme leurs manières, j'ai rendu grâce à Dieu d’avoir donné à cette paroisse ces sœurs dévouées dont le pays s'énorgueiïllit. Voilà trois cents jeunes filles qui transmettront à au moins trois cents de leurs enfants leur foi robuste, leur patriotisme éclairé.

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