‹ Colonisation: le nord [microforme]Chapitre 5 sur 17 · SES · texte numérisé non relu

SES

== il mettait à les descendre ! I1 commençait à se placer l'arrière train de travers pour lui faire porter la charge, et il louvoyait dans ces côtes qui sont quelquefois d’une raideur à donner le vertige.

A 7 heures À. M. (c'est trop tard) du 8 août, les chevaux piaffaient dans la cour du presbytère et nous partions, au signal des détonations des fusils, en route pour le Nord. Il faisait un temps ravissant. Le soleil était prodigue de ses feux, c’est vrai; mais une brise légère en tempérait les ârdeurs. La petite ville de St-Jérôme était superbe à voir drapée dans ses feuillages verts, disposés en guirlandes le long de ses rues. Sa rivière, que les rapides font murmurer, souriait à l’industrie qui se réveillait dans les moulins et lès manufactures. C'était la veille du marché qui, à St-Jérôme se tient le mardi et le vendredi, et nous fûmes vraiment étonnés de rencontrer une foule d'habitants s'y rendent pour vendre leurs produits. De fait, on y compte à certains jours plus de cent voitures, C'est vraiment beaucoup pour un marché qui n’a été ouvert que ces années dernières.

Ce qui nous surprit le plus, ce fut de voir la quantité de framboises que les habitants du Nord descendaient à la ville de St-Jérôme, où quelques commerçants achètent toutes celles qui leur sont apportées. Il y a quelques années on laissait périr une quantité considérable de ces fruits, qui viennent avéc tant d'abondance dans les terrains incultes que le feu a visités. Chose singulière, tandis qu'aux Etats-Unis on cultive la framboise et qu’elle rapporte jusqu’à mille piastres l’arpent, on ne profitait pas d’une abondante récolte que nous offre spontanément nos brulés pour le seul trouble de la cueillir. Aujourd’hui c'est un commerce à St-Jérôme comme les bluets au Saguenay. Les marchands prêtent des seaux de deux gallons aux colons qui les leur rapportent remplis de framboises à raison de so centins chacun. Les mêmes framboises se revendent à Montréal de 75 à 80 centins le seau.

A l’époque où nous étions à St-Jérôme, on y expédiait jusqu'à quinze cents seaux par jour, et l’on nous assure qu'il s'y est vendu pour enviroh 815,000 de framboises venant jusqu’à dix lieues de St-Jérôme, en 1883° pour $20,000 en 1884, et pour $25,000 en 1885. Voyez donc duel commerce pour une seule localité, sans compter les avantages qu'offre la consommation de ce fruit du framboisier, qui constitue un aliment sain et qui peut se convertir en différentes boissons rafraichissantes. En effet, les framboises ont une odeur suave et une saveur aromatique. ©n en fait du ratafia, du vinaigre framboisé, du vin, de l'hydromel. On en obtient par la fermentation une liqueur alcoolique. Elles servent à aromatiser les glaces ; on les conserve entières dans des sirops ou de l'alcool faible sucré. Ecrasées dans l’eau ou en sirop ies framboises forment une boisson rafraîchissante, qui convient dans les âè-res inflammatoires, bilieuses, l’angine, le scorbut, etc.

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Les feuilles dù framboisier, inodoréet légèrement styptiques, servent en gargarisme dans les irritations de la gorge et comme détersives. Ses fleurs sont sudorifiques comme celles du sureau.

Laissons là notre dissertation sur le framboisier, sans renoncer cependant aux framboises elles-mêmes qui s’étalent tout le long de la route et qui offrent un bon dessert à nos repas rustiques.

Nous traversons la paroisse de St-Jérôme dont les limites sont désighées au décret du 15 novembre 1834, comme suit : “ bornée vers le nord-est, partie à l'augmentation de la seigneurie de Terrebonne et partie aux terrés de la couronne ; vers le nord-ouest, partie au Canton d’Abercrombie, et partie aux terres de la couronne ; vers le sud-ouest, partie aux terres de la couronne et partie à l'augmentation de la srigneurie du Lac des Deux Montagnes; vers le sud-est, à la seigneurie de Blainville annexant à la dite paroisse cette partie de la dite augmentation du Lac des Deux Montagnes, qui se trouve comprise entre la rivière du Nord et la ligne nord de la paroisse de Ste-Scholastique”. Moins ce qui forme la paroisse de St-Janvier, laquelle, au nord, est bornée par la ligne qui longe la profondeur des terres nord de la côte St-Pierre, et celle qui longe la profondeur des terres sud-est de la Côte Ste Marie (Decret du 24 déc. 1845); moins cette partie comprise dans la municipalité des Mille-Isles, organisée le 1er juillet 1855, qui comprend les côtes Ste-Marguerite, St-Eustache, St-Joseph et Ste-Angélique ; moins cette partie comprise dans St-Colomban, c'est-à-dire cette partie de l'augmentation de la seigneurie du Lac des Deux Montagnes qui se trouve au nord de la rivière du Nord.

En 1845, par proclamation du 18 juin, la partie de la paroisse comprise dans le comté du Lac des Deux Montagnes fut retranchée de St- Jérôme pour les fins civiles.

Par proclamation du 4 novembre 1846, une autre partie en fut détachée pour former la paroïsse de St-Janvier de Blainville,

La municipalité comprend toute la paroisse canonique (Proclamation du 22 avril 1847 et du 1er juillet 1855) à l'exception de cette partie de la côté Ste-Marie, annexée à Ste-Monique par ordre en conseil du 11 décembre 1873, et à l'exception enfin de la ville de St-Jérôme qui, par la proclamation du 7 décembre 1880, est délimitée comme suit ; “ du côté ouest de la rivière du Nord, s'étendant depuis la route

Meunier jusqu’à la propriété d'Alphonse Bélanger inclusivement, sur toute la profondeur des terres de cette concession, y compris la propriété de Toussaint Trudelle, sise sur le côté est de la propriété du dit Alphonse Bélanger ; sur la rive est de la dite rivière du Nord, elles

s'étendent depuis la route de la côte St-André ‘jusqu'à la ligne nord

de la propriété de Mélassippe Longpré ; comprenant dans les dites limites, Sutre les limites du village de St-Jérome actuel, toutes les

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terres de la première concessidlide la rivière du Nord jusqu’à la ligne sud du domaine de Bellefeuille ; et de là, en partant d’une distance de treize arpents de la dite rivière du Nord, jusqu’à la partie supérieure de l’île du dit Mélassippe Longpré, comprenant toutes les îles de la rivière du Nord, situées dans les limites ci-dessus ”.

Pour compléter les informations que me fournit M. C. E. Deschamps dans sa ‘ Liste des Municipalités dans la Province de Québec ”, il convient de dire que le cadastre pour St-Jérôme, par proclamation du 18 octobre 1877, est en force depuis le 2 novembre de la même année.

En quittant St-Jérôme pour nous diriger vers St-Sauveur, nous laissons à notre droite Ste-Sophie, dans la seigneurie de Terrebonne, et St-Hypolite, avec son grand lac de l’Achigan, dans le canton d’Abercrombie.

A propos d’Abercrombie qu'on me permette une digression, et ce ne sera pas la dernière, Dieu merci. C’est avec un sentiment pénible qu'on aperçoit notre province de Québec couverte de noms anglais qu’on a donnés aussi aux rues, aux villes, aux cantons. Passe encore pour Abercrombie qui est un homme célèbre, mais quand on aperçoit des noms comme Kilkenny, Howard, Wesford, Wentworth et d’autres encore plus barbares, on est à se demander comment il se fait que les Canadiens endurent un tel empiètement dans notre province de Québec si française, et qu’on ne laisse pas à Ontario le soin de glorifier ces noms, qui nous sont inconnus, quand ils ne sont pas ceux d'hommes hostiles à notre race. C’est de l'indifférence de la part de nos hommes d’autrefois, qui ne remarquaient pas que ce sont des monuments élevés en l'honneur de ces étrangers, qui n’ont eu rien à faire avec nos gloires. Cette complaisance de notre part aura pour effet de faire croire aux générations qui viennent que les'anglais nous avaient sous leur talon. Mais là où l’indifférence devient coupable, c’est lorsqu'on laisse partie de notre territoire porter les noms de ceux qui nous ont persécutés. C'est plus que de la libéralité. Et pourtant ça existe |! Il ne faut rien moins qu'apercevoir les grands noms de Montcalm, Morin, Cartier, de Salaberry, de Lorimier et autres pour empêcher la honte de monter au front et la rage de se loger au cœur?

Est-ce qu’il n’en existe pas, dans l’histoire de notre patrie, des hammes qui ont droit à la reconnaissance des Canadiens-français? Donner leurs noms aux divisions du pays serait un moyen de leur eriger des monuments. Pourquoi ne le faisons-nous pas? Qu'auront à dire messieurs les Anglais? Est-ce qu'ils ornent de noms français les cantons d'Ontario ou d’autres provinces où ils sont en majorité ? Est-ce, au ‘contraire, qu'ils ne les font pas disparaître? Soyons justes, mais ne soyons pas trop naïfs, et surtout n’abandonnons pas des privilèges que nous n'avons pas le droit de céder, et qui sont plus importants qu'on ne se l’imagine, puisque l'exercice de ce droi? redirait

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que notre nationalité est maîtresse du sol et que nous sommes chez nous. Comment se fait-il qu'une poignée d’aventuriers soient venus ici nous faire la loi? C'est parce que nous n'avons jamais eu foi en notre force, et que l’audace nous a supplantés. Que ceux qui sont aux affaires le sachent, les concessions ne doivent pas se faire au détriment de droits qu'il nous est libre de conserver et qui touchent de si près à notre nationalité. On dira peut-être que ces noms ont été donnés à une époque où le Haut-Canada était uni au Bas. C'est vrai pour la plupart; maïs ne peut-on pas les remplacer? Que ferait à M. Doncaster, à M. Chilton ou à M. Grandison que les cantons qui portent leurs homs s’appelassent Plessis, Lartigue ou Bourget. Est-ce que les valeureux officiers français ou nos hommes politiques dévoués, qui ont si vaillamment lutté pour nos libertés, ne valaient pas les commerçants de bois de la Rivière rouge, dela Lièvre ou de la Gatineau? Allons donc. La plupart de ceux-ci se sont enrichis des sueurs de nos voyageurs, tandis que ceux-là ont sacrifié leur vie pour le bonheur du peuple.

Je ferme ma parenthèse et je continue mon chemin vers St-Sauveur.

La route de St-Jérôme à St-Sauveur est très poétique. El’, longe tantôt à l’est, tantôt à l’ouest, la Rivière du Nord, qui serpente à travers des collines et des plaines d’un riant aspect. Son lit est quelquefois côteleux, mais ses eaux, presque toujours calmes, réflètent la sérénité des cieux. L'étoile y scintille le soir avec l'ombre des arbres qui les rendent sombres même pendant le jour. Elles se précipitent quelquefois en bouillonnant des rochers à fleur d’eau, et forment des cascades écumantes, dont la course folâtre s'annonce au loin par un babil qui porte à la mélancolie. L'industrie a placé sur ces torrents des moulins qui mêlent leurs voix à cette clameur constante des chaussées qu'a ménagées la nature ou qu'a élevées le génie.

Comme ces cours d’eau sont bien une image fidèle de la vie, qui s'écoule tranquille ou agitée, riante ou sombre, suivant que les écueils y abondent, que le ciel s'y mire, que les rameaux bienfaisants y entretiennent une douce fraîcheur. Les passions, ces récifs de l'existence, qui sont si souvent l’écueil où se brisent les embarcations mal dirigées, ne servent-elles pas, elles aussi, quand elles sont réprimées par les digues de la raison, à faire des merveilles plus grandes encore que Celles que l’on constate dans l’industrie ?

Où vont-elles ces eaux qui prennent naissance dans ces antres pro-

fonds des montagnes? Elle sortent du sein de la terre comme nous. Comme nous elles passent en faisant plus ou moins de bruit, en semant

quelques bienfaits et en causant beaucoup de dégats, pour aller se confondre dans le gouffre sans fonds d'un océan sans bords.

Cette Rivière du Nord, qui est charmante dans tout son parcours, peut avec quelques travaux, ouvrir son sein à la navigation. Des ingénieurs se sont déjà occupés de la question, et ils prétendent qu'avec peu de frais on pourrait éviter les obstacles que la nature y a jetés. Quoiqu'il en soit elle est flottable, et les forêts du Nord lui ont confié les plus riches de leurs dépouilles.

Elle était autrefois poissonneuse, mais les digues que l'industrie a <levées dans son bassin empêchent maintenant le poisson d'y monter. C'est un malheur. Ci-devant le doré, le brochet, l’éturgeon y abon-

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Aujourd'hui c'est à peine si l’on y capture quelques mulets, des. carpes rondes et du crapet. Pourtant il existe une loi; (31 Vict. c. 60, s, 12) qui pourvoit à faire faire des passes migratoires au moyen desquelles le poisson le moins alerte émigrerait jusqu'à la source de cette rivière. Et nous avons des députés au Parlement qui connaissent cette loi et qui pourraient, en la faisant mettre à exécution, rendre un immense service aux populations du Nord. Rien ne se fait. J'ai moi-même attiré sur ce sujet l'attention du député d'Argenteuil, où se trouvent les plus grands obstacles ; mais inutilement.

A. huit milles de St-Jérôme, à l'endroit appelé “ Pont Shaw, ” où il y a un/bureau de poste, on traverse la rivière. Ce poste se compose de quelques maisons qui entourent une belle résidence construite il y a une vingtaine d'années par un M. Wm. Shaw.

Voilà un Irlandais protestant, qui s’est établi au milieu de nous, sans sou ni maille, et qui aujourd’hui est très riche, possède de belles terres et exerce dans la localité une certaine influence. Il est très probe et brave homme: Mais il n’est certes pas plus intelligent que les trois quarts de nos canadiens. Qui lui a valu ce succès? Il avait quelque peu d'instruction, il a travaillé beaucoup et il a économisé encore plus. C'est un homme qui a resté longtemps dans sa coquille en faisant un petit commerce. Il pourrait répondre à qui lui demanderait comment il a fait fortune : ‘* C'est en me mêlant de mes affaires ”.

J'ai constaté bien souvent, et vous comme moi, lecteurs, que la raison du succès vient de trois choses essentielles : le travail, l'économie et la persévérance. Combien n’en a-t-on pas vu de gens, qui pleins de talents, travaillent avèc ardeur, mais qui ne peuvent rien acquérir faute d'économie, ou qui, par défaut de perséverance, prouvent la vérité de ce proverbe: Æoche qui roule n'amasse pas mousse. Combien, au contraire, n’avez vous pas vu d'hommes dépourvus de grands talents et qui à force de travailler avec la lenteur du bœuf, à la même place, creuse un sillon d’où sort une abondante moisson. C'est bien connu d’ailleurs qu'on ne peut courir deux lièvres à la fois, et Lafon: sine l’a fait bien comprendre dans sa fable du Lièvre et de la Tortue, dont la morale est? ‘ Rien ne sert de courir, il faut partir À temps.”

Quand je parle d'économie je prie mes compatriotes de remarquer que l’économie ne consiste pas à dépenser le moins possible ; mais le moins inutilement possible. En effet, c'est encore de l’économie que d'acheter un outil qui épargnera pour plus de sa valeur en temps ou en santé. C'est encore de l’économie de faire de grandes dépenses qui doivent rapporter un plus grand profit. C’est pour cela qu’à côté du proverbe vrai qui dit : “Qui paie ses dettes s'enrichit”, parce que c'este

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le moyen d’avoir du crédit, il y a cet autre dicton : “Qwi s'endette s'enrichit, également vrai, car celui qui s'endette rationnellement en tire des profits. C'est ainsi qu'agissent presque tous les hommes d’affaires qui paient leurs dettes pour avoir un nouveau crédit avec lequel ils réalisent des bénéfices,

Je ne voudrais pas citer ce M. Shaw comme un exemple à suivre en tout, mais il est juste de lui reconnaître d'excellentes qualités qui l'ont fait prospérer. L’incubation a été longue dans sa coquille ; mais elle s'est opérée sûrement, et aujourd'hui beaucoup de ceux qui s'étaient rendus là avant lui sont ses humbles serviteurs, dans ses comptoirs, ses scieries et ses briqueteries.

Je m’empresse de dire que le prestige qu'avaient alors les étrangers sur nos populations l'a puissamment aidé, et que depuis quelques années nos Canadiens ont appris à mieux utiliser leurs ressources, Aussi constatons-nous que, depuis St-Jérôme jusqu'au fin Nord, les pouvoirs d’eau sont presqu'exclusivement utilisés aujourd'hui par des Canadiens-français.

Après avoir traversé la rivière du Nord on entre dans une gorge, que forme une chaîne de montagnes pour la plupart arides, mais d'une imposante majesté, et qui constatent par leurs cailloux entassés qu'il y a eu autrefois des bouleversements terribles. Est-ce dû aux tremblements de terre qui ont eu lieu dans les dix ans qui s’'écoulèrent à partir de 1730? Sont-ce d’autres jeux de la nature en ébullition? Tout ce qu’il y a de sûr c’est que ces rochers entassés, ces veines qui les sillonnent, ces minerais qui s’y croisent, ces lacs qui y ont surgi dénotent des convulsions effrayantes. Et j'aime autant y croire de suite que de désirer voir ces épouvantables crises du globe en tre ail. Je ne sais si c’est l'aspect de ces montagnes qui a donné l’idée de nommer la paroisse que nous approchons, St-Sauveur ; mais plusieurs d’entre elles nous font penser au Calvaire. De fait je me suis dit, et j'en ai fait la reflexion à mon compagnon de voyage, comme ça serait beau de voir sur le sommet de la plus haute de ces montagnes s'élever une croix gigantesque qui protégerait de son symbole cette partie du pays.

A St-Sauveur, à l'entrée de cette gorge où passent tous les colons, ce serait bien l’endroi: pour ériger une de ces croix. Qu'est-ce que ça coûterait? Presque rien. Tous les habitants pourraient y contribuer, et, sous la direction de leur curé, ils élèveraient ains! à la religion un des plus touchants monuments destinés à consoler levis enfants dans les rudes travaux des champs.

Le village de St-Sauveur, à 13 milles de ceiui de St-Jérôme, n’est pas sur la route postale qui passe au pied de la côte où il est perché. Là s’est . formé un petit village qui a longtemps lutté contre celui né autour de l'église. Les grosses maisons de commerce étaient là ainsi que l’hôtel,

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