‹ Colonisation: le nord [microforme]Chapitre 8 sur 17 · partie its de Yeux difféouille x, des li resqui y le ces · texte numérisé non relu

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lés paiements qu'ils s'étaient engagés à bien faire, car ce n'était ni plus nj moins qu’une obtention frauduleuse de valeur qui aurait pu envoyer mon prétendu âne dans les pâturages du pénitencier pour plusieurs années. Il faut avouer qu’un grand nombre s'y seraient laissés prendre, et s'il n’y en eut pas plus à St-Jérôme, c'est qu’il n'y en avait pas plus qui avaient alors des capitaux en disponibilité, Oh déboires de la fortune! C’est bien le temps d'appliquer la fable : “Le Savatier et le Financier : ”

Du moment qu’il gagna ce qui cause nos peines, Le sommeil quitta son logis ;

Il eut pour hôtes les soucis,

Les soupçons, les alarmes vaines.

Tout le jour il avait l’œil au guet ; et la nuit, Si quelque chat faisait du bruit,

Le chat prenait l'argent. ...,,,. 00e vevoe

Ce n'est pas la seule fois que St-Jérome ait été en émoi à propos de mines. La mine Larouche a failli, il y a bien des années, conduire son propriétaire d'alors dans une maison de santé, et il avait raison d’entgetenir de grandes espérances, car les minéraux qui sortaient de cette mine avaient une apparence telle que plusieurs ‘années après on y a fait des travaux considérables discontinués faute de ressources. Des géologues sérieux ont donné de ces gisements un rapport favorable comme présentant un caractère “e mine d'argent et d’or. De fait ce minerai avait un air de famille bien prononcé avec les précieux métaux.

Ces années dernières encore une mine de fer donna la fièvre à plusieurs hommes entreprenants qui commencèrent des travaux tout près du village. Tout le monde parlait de la mine de fer de St-Jérôme. Et certes, il y avait de quoi, car une mine de fer serait encore plus avantageuse qu’une mine d'argent par l'usage énorme que l'on fait de ce métal. Bref, c'est encore à exploiter. En attendant les gens feraient bien de se livrer à l’agriculture: c'est une source qui ne fait tourner la tête à personne, mais qui donne du pain à celui qui s’y livre avec bien moins d’inconvenients, dont un des plus sérieux est de créer des fortunes subites, d'emmener une agglomération de population soumise aux fluctuations du marché. Mais revenons à Ste-Adèle.

En traversant les rangs de cette paroisse on remarque dans quelques localités de véritables crétins, tels que j'en ai vus dans la vallée de Chamouny, en Suisse. Un des caractères distinctifs de cette infirmité est le goître ou la grosse gorge, comme on dit vulgairement. Quelle est la cause de cette infortune ? Des médecins supposent (la supposition est la plus fréquente des méthodes) que ce désorde est dû à la

mauvaise qualité de l'eau. Quoiqu'il en soit, je vois dans les ‘ Petites Lectures” publiées par la société de St-Vincent de Paul, à Paris, un petit article qui peut rendre service à la science et je le reproduis. Cela n'empêchera pas nos médecins de continuer à se servir de l’ellebore blanc, de la lambourde, du varec vésiculeux ou du zostère :—

‘ Tout le monde connait la pénible infirmité, nommée goître, il a été constaté par plusieurs expériences qu’elle disparaît par le changement du climat.

‘# Une famille habitant le Chili et affectée de cette infirmité qui y fait de grands ravages, quitta ce pays sur l’avis des médecins, et s’embarqua pour la France ; la traversée dura 110 jours. Chemin faisant, les malades ne tardèrent pas à s’apercevoir que leurs tumeurs s’amoindrissaient ; elles avaient diminué de plus de moitié à l’arrivée du navire à Cherbourg. Quelques mois passés sur le continent suffirent pour la complète guérison, et depuis le mal n’a pas reparu.

‘“ Le goître et le crétinisme règnent, on le sait, d’une manière terrible dans le Valais ; en 1852, des habitants de cette contrée de la Suisse émigrèrent en Algérie pour y demander des terres à cultiver. Parmi eux il y avait un nombre si considérable de goîtreux, que l’autorité crut devoir leur assigner un cercle particulier pour leur hgbitation, un an après leur établissement, le volume des tumeurs avait diminué ; en 1856 il n’y avait plus un seul malade. Voilà des faits aussi curieux que certains et qui peuvent fournir à la médecine un traitement facile pour une maladie redoutable qui traîne avec elle le rachitisme, le crétinisme, tout le hideux cortège des dégénérescences ; on pense même qu’il ne serait pas nécessaire d’aller chercher bien loin la guérison, et qu’il suffirait souvent de changer de localité.”

Médecine indiquée, mettons nous en route pour Ste-Agathe. Pour s'y diriger on s’enfonçe dans une gorge profonde que semble avoir creusée la rivière du nord ; le chemin principal s’en éloigne à tort dans le Canton Morin pour s’en approcher ensuite dans le township de Beresford où est situé le village de Ste-Agathe. J'ai dit à #orf, car en suivant la rivière, comme le fait la ligne tracée du chemin de fer, on exempterait des côtes parmi lesquelles il en est de formidables. L'une d'elle est remarquable et a été longtemps la terreur des colons. Elle s'appelle la ‘“ Montagne du Sauvage,” parce qu’un sauvage Iroquois du nom de Commandeur s’y était établi il y a bien des années. Il avait bien choisi son site, le mâtin, car du haut de ce mont on toise dix lieues à la ronde, et la vue donne sur la rivière du Nord à l'endroit où elle se divise en plusieurs branches. (C'était alors un lieu de délices pour les castors, les canards, les rats musqués, etc., la plaine d’alluvion autour des lacs que forme la rivière à cet endroit est d'une fertilité remarquable, F

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