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qui puisse m’amener à approuver ee pareilles méthodes
de gouvernement.
Je demande, d’ailleurs,-qu'on m'explique cet émoi soudain. Il existe en France, depuis quatre ans, une loi qui établit la liberté d'association, dont elle n’exelut que les seuls religieux ; c’est la loi de r9or. Beaucoup de gens ignorent sans doute qu’à la réserve de certaines
clauses relatives à la capacité civile, une association déclarée conformément à la loi de rgor possède exacte ment les mêmes droits qu'un syndicat professionnel, notamment celui d’ester en justice. Or, tout le, monde # peut user de la loi de 1901, les fonctionnaires, les ne agents, les employés, comme les autres citoyens. LS
n’est encore entré dans l'esprit de personne de le contester. Eh bien, mais alors ? D'où vient que ce qui
paraît admissible avec la’ loi de 1907 est tout à coup
Es: impossible avec la loi de 1884 ?
J'ai posé cette question ; on m'a fait une réponse qui
m'a stupéfait. C’est, m'a-ton dit, que la loi de 1884
institue le droit de grève, et que la grève est inacceptable dans un service public. J’accorde la mineure! Mais la majeure ? de
Quoi ! le droit de grève lié à la loi de 1884, le droit de grève que le deuxième Empire a proclamé vingt ans plus tôt, par la loi de 1864, et dont pourrait user
une association formée en vertu de la loi de 1907, aussi bien qu'un syndicat professionnel! Cela ne me paraît pas soutenable un moment, et quant à la grève
des fonctionnaires, est-ce moi qui devrais rappeler à des juristes de profession comme il y en à tant dans la Chambre que le Code pénal renferme des articles non abrogés qui l’interdisent absolument ?
Le gouvernement est donc armé, s’il 'le faut, ne
quant à moi, j aimerais mieux, si j'avais la charge du
pouvoir, trouver en face de moi des syndicats professionnels que de simples associations.
Les premiers ne peuvent se composer que de mem-
bres de la profession : ils ne peuvent s'occuper que des intérêts professionnels et économiques. Aux autres,
tout est permis : rien ne limite ni leur objet ni leur
recrutement.
Que les dépositaires de l'autorité fassent donc res-
pecter la loi, qu'ils obligent les syndicats à se renfermer dans les limites qu'elle leur trace, comme les bourses du travail à rentrer dans leurs attributions! Voilà leur rôle et le pu orand service qu'ils puissent
nous rendre.