ES
GOMBATS D'HIER ET D'AUJOURD'HUL “:5aS
Puis, qui ne s'en souvient? Ce furent, devant la Chambre, transformée par arrêt exprès du Conseil. d’État en tribunal révolutionnaire, les fournées d’accusés, traduits en bloc, coupables du ‘crime étrange inventé par M. Waldeck-Rousseau, l’aliénation de la personne hu-
maine, déclarés, sans jugement, indignes d’appartentr à une société libre et jetés sous le couperet du sophisme meurtrier : cinquante-quatre congrégations d'hommes.
les fils de Saint Brumo poursuivis jusque dans leur désert
et ceux du Pauvre d'Assise arrachés à leurs œuvres fra-
ternelles, les successeurs de Lacordaire sacrifiés malgré
sa gloire et les émules cu P. Damien qui donna sa vie
pour les Lépreux, les Oratoriens, héritiers de Bérulle et de Massillon, et les instituteurs-du peuple breton, vengeurs «du nom de La Mennais, tous confondus dans le même tombereau, comme autrefois les nobles «et les artisans, les pauvres et les riches, les prêtres et les magistrats, dans les funèbres convois des échafauds de fa
Terreur! quatre-vingts congrégations de femmes, obs-
cures ou illustres, diverses de nom ou d'habit, toutes convaincues du crime irrémissible, l’abdication de leur personnalité, elles aussi condamnées au même sup- plice, qui n'est pas la: mort. mais quelque chose comme l'angoisse de Dante : :
Je ne mourus point et ne demeurai point vivant !
Alors commença le lamentable exode. Qui n’a vu,
chez lui, dans sa ville, dans son village, ces scèmes déchiranies, les enfants éplorées, les mères en larmes,
et les pauvres femmes s’arrachant à leurs étreintes pour
suivre, dans quelque carriole, le gendarme ou le com-
missaire, au milieu d’un peuple presque toujours ému
de sympathie, souvent de douleur et d’indignation,
mais dont la passive résignation fait comprendre, en la
renouvelant sous nos yeux, celle qui pliait, il y a un siècle, les ancêtres de ces hommes sous la stupide barbarie des proconsuls de la Convention !
Encore si cette honte n'eût été connue que de nous seuls ! Mais les nations étrangères, attentives à notre folie, promptes à en tirer profit, accueillaient avec empressement ces débris de nos forces morales jetés sur leurs frontières, ou poussés vers leurs rivages comme des épaves rebutées.
Toutes, pendant qu'ici les aveugles contempteurs du dévouement chrétien en célébraient la proscription comme une victoire de la liberté et de la raison, toutes, au nom de celte liberté même et des droits de l’humanité, offraient aux proscrits la protection de leurs lois. Toutes! l’Allemagne joyeuse d'ouvrir à ces Français, comme un asile hospitalier, l'Alsace germanisée, et jusqu’à l'Italie, notre sœur suivant le rite maçonnique,
où le premier ministre Giolitti refusait hier, à un dé-
puté qui le lui demandait, d'interdire aux congrégations françaises l’entrée du royaume.
Quand les Frères de Ploërmel durent quitter les îles de Saint-Pierre et Miquelon, ils vinrent à la côte, ne sachant qui pourrait se charger de les transporter sur le continent. Un bateau anglais était là qui, aussitôt, leur offrit passage : il fallut y monter. Lorsqu'ils furent à bord, l'Anglais les salua de son canon, tandis que, courbant la tête. ils versaient des larmes : surle rivage, le peuple poussait des acclamations ; dans les barques de pêche, les Terreneuvas se découvrirent en pleurant. Voilà ce qu'ont fait les hommes qui gouvernent la France. |
Et je passe sur les violences de tous les jours, sur les
perquisitions, les maisons fouillées, les prétoires encombrés, les procès sans fin, et le cri de ce garde des sceaux, lassé de voir la justice si lente, sommant ses procureurs de faire plus vite avancer les charrettes, et menaçant les magistrats de sa colère s'ils tardaient à les remplir.
Une congrégation d'hommes demeurait cependant
debout dans la tempête, l’une des plus illustres, celle
même dont M. Lafferre réclamait, en r9or, l'exécution au nom du principe établi par M. Waldeck-Rousseau, la congrégation des Frères de La Salle, qui portent comme un titre de gloire ce nom d'ignorantins donton les voulait flétrir, ainsi qu'autrelfois les « Gueux » des Pays-Bas arboraient fièrement l’injure qu'avait cru leur infliger le ministre de Philippe I. | Ces hommes, toute la France les connaît : leur robe de bure à l’agrafe de fer et « aux quatre bras » avec son rabat blanc, passe dans tous les quartiers populaires, saluée de l’universel respect, et Paris fit un jour au Frère Philippe les funérailles d'un roi. Leurs écoles sont partout et partout florissantes, ils ont inventé les méthodes pédagogiques que tous leurs rivaux ont adoptées. fondé les premiers l’enseignement moderne, créé, pour l'apprentissage des métiers, desétablissements modèles ; ils soutiennent au-delà des mers le prestige et l'influence. de la patrie; par eux, l'Égypte abandonnée garde encore quelque chose de cette âme française qui la remplit de souvenirs héroïques.
Lerolle a rappelé cette histoire, à la tribune, en
termes magnifiques. Aucune congrégation, aucune
société d'hommes, ne pouvait, avec tant etde si grands
avec eux.
Cependant ils sont condamnés. Dans quelques jours,
l’œuvre d’iniquité, qui couronne celle de l’année der-
nière. sera consommée : l'institut des Frères aura vir-
tuellement cessé d'exister, avec lui ses écoleset ses pensionnaires seront livrés au bon plaisir de l'exécuteur.
Pourquoi?parcequ'ils sont «lacongrégation ». Durant deux semaines d’une discussion pressante, M. Combes n’a point donné contre eux d'autre raison, si ce m'est que l'Église, en canonisant leur fondateur, a fait de son œuvre, circonstance aggravante, « un véritable article de foi! » Ne lui demandez pas. du reste, ce que c'est que «la congrégation » ; c’est l'ennemi et cela suffit ; il n’est au pouvoir que pour l'abattre, et on n'a pas plus à l’interroger sur le crime qu'elle a commis, que le bourreau n’esttenu, quand il opère, à savoir pourquoi son patient fut condamné : il exécute par ordre, comme M. Combes. Mais il faut pourtant, au tribumal, un réquisitoire : M. Ferdinand Buisson s’en est chargé. On parle communément, à la Chambre et aïlleurs, de M. Buisson comme d’un philosophe éminent, d'un penseur profond. Je le veux bien. Mais j’ai vainement
services rendus au pays, montrer, pour sa défense, des | titres plus certains et mieux reconnus à l'existence légale. Rattachés à l’Université, ils participèrent à. sa vie : leur délégué siégeait au conseil supérieur de l'instruction publique ; tous les gouvernements traitaient
cherché, je dois l'avouer, dans son rapport et dans ses
discours contre les congrégations enseignantes quelque argument qui ne fût pas devenu, depuis quatre ans, la monnaie courante de l’anticléricalisme vulgaire. J'ai
“bien vu qu'il faisait, du fondateur des Frères et des
rs Fee \
Frères eux-mêmes, un éloge plein d’onction, comme aussi qu'il parlait, avec pitié, des larmes que verseront, lorsqu'il leur faudra quitter leur maison, les pauvres femmes qu'il en va chasser. Get éloge et ces attendrissements, je le dis tout nel, m'ont révolté plus que les outrages. Lorsque Saint-Just voulut faire condamner Fabre d'Eglantine, il dit : «On raconte, comme une preuve de la bonhomie de Fabre. qu'entendant Camille lire son écrit pour le comité de clémence, il se mit à pleurer : le crocodile pleure aussi !» M. Buisson pleure comme Fabre d'Eglantine.
Mais de quelque manière qu'on tourne, d’ailleurs, ses explications, il est impossible d'en tirér autre chose que le sophisme de M. Waldeck-Rousseau : la congrégation ou, comme il dit, la société monastique est indigne d’instruire et d'élever la jeunesse, à cause des trois vœux qu'elle prononce. El faut citer:
« Une société démocratique a besoin, avant tout, d'hommes et de femmes qui acceptent la loi de la liberté et de la responsabilité personnelle..:, la loi du travail, avec l'obligation qui en résulte, du contact et du conflit avec leurs semblables pour le pain quotidien.…, la loi de la famille, fondement de la perpétuité des nations. Or, la société monastique donne à ses membres un idéal très différent. Elle leur fait envisager l'exercice de la liberté intellectuelle et morale comme un fardeau... le travail individuel et le gain individuel
comme un souci vulgaire et égoïste... Elle leur fait
envisager, enfin, comme l'état de perfection, non pas le mariage, mais un célibat perpétuel prétendu sacré. » M. Waldeck-Rousseau avait donné la forme juridique
du couperet : M. Buisson lui donne sa forme philoso- . phique. Maïs c'est toujours le couperet.
Que les religieux, en renonçant au mariage, à la richesse personnelle et à l'indépendance individuelle, ne se proposent pas pour objet de présenter à leurs élèves cette triple abnégation comme la règle de la vie civile, mais seulement, pour obéir à l'attrait de leur propre conscience, de s'affranchir des communes préoccupations afin de se consacrer tout entier à leur œuvre de dévouement, c'est ce que M. Ferdinand Buisson ne peut pas plus ignorer que qui que ce soit. Car il suffit, pour s’en convaincre, d'observer les faits, lesquels immédiatement renversent l’'échafaudage de son prétendu raisonnement. |
La moitié du peuple est élevée par les Frères et par les Sœurs ; la moitié de la bourgeoisie l'était hier et l’est encore, pour ce qui regarde les filles, par les congréganistes. Est-ce que toute cette foule est un composé d'hommes et de femmes dépourvus d'initiative, incapables d'activité, inutiles à leur pays et à leur temps ? M. Buisson sait bien que non : sans parler des transfuges de l’enseignement ecclésiastique, comme M. Waldeck- Rousseau, dont il ne conteste pas sans doute les mérites intellectuels, il en connaît assurément beaucoup, parmi
ceux qui demeurent fidèles aux leçons et aux principes
de leurs maîtres, dont les travaux et le talent honorent les lettres et la science, les arts et la politique elle-même. Les exemples, tout le monde le sait, se multiplient à l'infini : pour citer des noms, il faudrait de longues
pages. M. Buisson pense-t-il que ces hommes n’apprirent
chez les congréganistes ni le souci de la responsabilité . A Q es } personnelle, ni le goût du travail, ni l'amour de la famille ?
Dans la discussion même qui se poursuit à la Chambre, on parla des écoles professionnelles, indus-
trielles où agricoles, fondées par les Frères, Saint- ui RE Nicolas à Paris, Vaujours, Beauvais, Igny, Le Likès, Fe etc., etc. ; on fit, à la tribune, l'éloge de leurs élèves et A le récit de leurs succès. Nul n'y contredit, M. Buisson e pas plus que les autres. Ces travailleurs modèles, ces artisans, ces cultivateurs, formés par les Frères, ne savent-ils donc rien de la « loi du travail, et de l'obligation qui en résulte du contact et du conflit avec leurs semblables, pour le pain quotidien ? » La question ferait sourire, si l'accusation qu’elle suppose ne faisait plutôt bondir d'indignation.
Faut-il aller plus avant, à l'argument qui traîne dans toutes les feuilles de sous-préfecture, parce qu'il prête au mot croustillant, et que M. Buisson ramasse, d’ailleurs avec la gravité pédagogique qui lui convient, celui du vœu de chasteté?
Quoi ! les religieux ne savent pas enseigner la loi de la famille ? Mais que sont donc tous ces pères, toutes
-ces mères, dont les enfants peuplent, en foule, les provinces demeurées chrétiennes, réserve puissante de
la patrie anémiée par l'irréligion, que sont-ils, sinon. pour la plupart, les élèves des congréganistes ? Ces maîtres eux-mêmes, est-ce que M. Georges Bertrin, agrégé de philosophie, docteur ès lettres, n’a pas, dans une étude décisive, devenue depuis un livre précieux, : établi par des chiffres, par des statistiques irrécusables, qu'ils forment « l'élite morale de la France » et que la campagne de calomnies qui les poursuit repose sur une « imposture... cynique jusqu’à l'invraisemblance ». SRE
Quoi ! c’est après que la formidable enquête dressée,
il y à quatre ans, devant la Commission parlementaire de l’enseignement, a fait éclater, par des témoignages .
sortis d'eux-mêmes, l'impuissance éducatrice où se
débattent les établissements universitaires, c’est. après cela qu'on vient encore accuser les congréganistes d'indignité et d'incapacité pour la formation morale de la jeunesse !
J'ai ew tort de parler de sophisme. Littré dit que c'est «un faux raisonnement qui à à apparence de vérilé ». Celui-ci n’en a aucune.
Mais M. Ferdinand Buisson distingue : il n'attaque pas la liberté du eongréganiste, 1h n’interdit que celle: de la congrégation : chacun peut être congréganiste en son âme, se lier par les vœux qu’il condamne, en: pratiquer les obligations : : la congrégation, seule, est illicite. La distinction, 1l placo es. jette l'esprit dans un étrange embarras. Qu'est-ce qu'un congréganiste sans congrégation ? M. Ayÿnard à poussé là-dessus le rapporteur, et l'incident qui s’em suivit vaut d’être rapporté.
«Vous ou mor, Musica Mine, répondit M. Buisson, ou tel d’entre nous voudraït mener là vie austère du : | moine.…., je ne reconnais à qui que ce soit au monde le droit de vous en empêcher... Maintenant, si vous, mot, dix, vingt, cent autres, nous avons eu la même idée, sk nous nous présentons devant l'État pour lui dire : tous les autres citoyens se contentent du droit commun, de l'association ordinaire, de ce que j'appelais tout à l'heure l'honnèête et banale organisation de lassociation, de l'association qui suffit à tout le monde, cela ne mous suffit pas, il faut que vous ayez la bonté de nous conférer la personnalité civile (Réclamations à droite).
« M. ze Rapporteur. — Vous me demandez, dis-je. la liberté d'être moine. Individuellement vous l'avez ;
vous. me demandez de vivre d’une certaine manière et
vous êtes plusieurs.
« M. Aynarp. — Moine, tout seul. alors !
«M. 2e Rapporreur. — Non, Monsieur Aynard. Je le répète, la demande que nous faisons à titre soit indivi-
duel, soit d'association ordinaire, nous permet de
mener, si bon nous semble, la vie la plus austère, la vie
cénobitique, la vie monastique comme nous l’'enten-
drons ; mais le jour oùwnous demandons à être reconnus comme une congrégation autorisée, formant un être factice doué de capacités juridiques spéciales, ce jour-là, l'État a le droit et le devoir d'examiner de près s’il fera bien de nous accorder cette autorisation, et je réponds davance : il doit nous la refuser. »
La réponse de M. Buisson qui, sans doute, lui a échappé, a des conséquences écrasantes. Si l’association
monastique, em effet, fest libre par elle-même, si on n'entend lui refuser que la personnalité civile, que l'autorisation qui em fait un « être factice doué de
capacités juridiques spéciales », toutes les congrégations
non autorisées ont le droit d'exister. Alors, pourquoi,
l’année dernière, a-t-on,san s examen pour læ raison de principe posée par M. Waldeck-Rousseau, à cause de l'incapacité civile qui résulte des vœux de religion, pourquoi a-t-on prononcé la dissolution de cinquantequatre congrégations d'hommes et de quatre-vingts congrégations de femmes ? Ce n’est pas seulement le renversement des lois de proscription de 1903, c'est celuide la loi de rgor elle-même qui imposait justement aux congrégations l'obligation de solliciter l'autorisation de l'État, cette autorisation que M. Buisson proclame
aujourd'huiineompatible avec les ses duwdroit publie ?
Était-ce done un piège ?
| dt FL NE Ho ga el Ke
ARE ie
Oui. M. Combes l’a déclaré avec son habituel mépris des périphrases. On lit dans l’Exposé des motifs de son projet pour la suppression de l’enseignement congréganiste : « Le grand service rendu par cette loi (de 1901) a été précisément d’obliger tous ces établissements (non autorisés) à se révéler et de permettre leur suppression. »
L'aveu est accablant. Je ne crois pas que jamais manœuvre inavouable aitété plus cyniquementdévoilée. Voilà le terme auquel aboutit toute celte soi-disant philosophie. | Suivons-la encore un peu dôns ses ip phcatione: Donc la congrégation seule est en cause, selon M. Buisson : le congréganiste reste libre, l'individu peut à son gré lier sa conscience par des vœux de religion, il garde tous ses droits de citoyen, il ne les perd que s'il viten communauté. Si, à force de la creuser pour essayerde la comprendre, on va au fond de cette doctrine, si on parvient à la préciser en théorie, on y reconnaît bientôt celle de l’individualisme le plus absolu. C'est, en réalité, l'erreur fondamentale de la Révolution qui reparait ici, celle même contre laquelle tout le mouvement économique et social de notre temps est, dans l'univers entier, en pleine réaction, et cette observation seule suffirait à ruiner la thèse de M. Buisson. Mais 1l n’est pas besoin de s'élever jusqu’à de si hautes considérations ; il suffit de la laisser se détruire elle-même, en la saisissant dans la pratique.
Voici un congréganiste dont la congrégation est dissoute : il est chassé de la maison conventuelle, il se retire dans un appartement privé ; c’est un prêtre : il veut exercer son ministère, celui de la prédication qui est, en même temps que sa vocation, son seul moyen
de subsistance ; il accepte l'invitation d'un curé de paroisse ; son sermon est annoncé. Le juge d'instruction se présente aussitôt, heureux s’il ne s’est pas fait précéder de quelques « Apaches », fidèles lecteurs de l'Action, qui auront, au préalable, sommé le prédicateur de quitter sa chaire. Il dit à ce prêtre : « Vous êtes congréganiste, vous n'avez pas le droit de prècher ! — Mais ma congrégation est dissoute, je suis un citoyen comme les autres. — Avez-vous prononcé des vœux ? — Je n'ai pas à vous le dire, c’est une affaire de conscience individuelle. — C’est bon, vous serez poursuivi. » Où est la liberté du congréganiste ?
En voici un autre : sa congrégation à lui aussi est dissoute ; il s’est retiré dans une maison particulière ; c’est un écrivain : il offre sa collaboration à la Croix qui l’accepte ; il n’a pas d'autre moyen de gagner sa vie. Le commissaire se précipite avec des agents, il fouille les meubles, ouvre les tiroirs : « Vous êtes con- gréganiste, la Croix vous appartient ! » Le propriétaire du journal, son directeur, appelé en hâte, proteste : « Le journal est à moi, c'est moi qui le dirige ; Monsieur est un rédacteur rétribué par nous ! — Il n’en à pas le droit, il a été congréganiste, il sera poursuivi! » Où est la liberté ?
En veut-on voir un troisième ? Son cas est plus frappant encore : c’est un instituteur, sa congrégation est dissoute, il s’est sécularisé; le supérieur de son ancienne communauté, l’évêque du diocèse lui ont donné des lettres qui en font foi. Le juge d'instruction arrive, il perquisitionne, regarde le veston de l'institu- teur, demande l'adresse du tailleur, trouve une lettre, la lit : « Vous écrivez à un tel qui était hier de la même congrégation que vous: je l'ai vu l’autre jour;
Vista î