PÈRES ET MÈRES DE FAMILLE
M. Combes a reculé devant votre fière et énergique altitude. Il avait prétendu, sans lois et sans droit, fermer, par une simple circulaire, 2.600 écoles, en expulser les sœurs et les obliger à réintégrer sur l'heure leurs maisons-mères.
F LR SE he NE CEA SEE
Effrayé de la révolte légitime et universelle soulevée par cet acte scandaleux de violence administrative, il n’a pas osé exécuter jusqu’au bout ses menaces.
Il a d’abord reconnu le droit à l'existence qu’une erande partie de ces établissements tiennent des décrets qui les ont antérieurement autorisés à recevoir des dons, des legs. Il a renoncé pour le moment à Les fermer.
Pour les autres, qui sont le plus petit nombre, il a, en fait, avoué qu'il avait commis un abus de pouvoir et, pour couvrir les mesures de proscription, il lui faut arracher au chef de l'Etat la signature d’un décret. C' est une première et double victoire. |
Elle est due à la fermeté, au calme de votre résistance. Il faut y persévérer, en lui conservant le caractère légal qui a fait sa force, sans offrir à vos persécuteurs l’occasion qu'ils cherchent d'exercer des violences contre les personnes.
En présence d’une circulaire ministérielle qui n'était
. qu’un acte arbitraire, nous n'avons -cessé de vous
recommander, dans votre résistance, de ne jamais vous laisser aller à des voies de fait contre les agents irresponsables du pouvoir.
À plus forte raison, devant un décret, illégal au fond, mais régulier dans la forme, devons-nous vous répéter, et plus nétiement que jamais, les mêmes conseils.
Demain, comme ur « comme hier, demeu-
rez maîtres de vous devant l’odieuse provocation qui
vous est adressée : ne donnez pas de prétexte à vos
maitres provisoires pour vous dénoncer comme des
rebelles. | Mais demeurez debout, inébranlables dans votre
protestation ! Que les exécuteurs des décrets de M. Com-