‹ Combats d'hier et d'aujourd'hui (volume 2)Chapitre 73 sur 124 · RUE RE MEE S OR · texte numérisé non relu

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contre le Culturkampf. Malgré la très grande différence des situations, et bien que la comparaison entre nous et nos voisins pêche par beaucoup de points, je l’accepte cependant et je la livre volontiers à vos réflexions.

Trois raisons principales me paraissent avoir fait la force des catholiques d'Allemagne.

Ce fut d'abord l'union, établie entre eux pour la cause commune, sans que la diversité des origines et des tempéraments nationaux, la rivalité des influences, les souvenirs même, si récents, de la guerre de 1866, tant de causes de discorde enfin qui, à tout prendre, valaient bien les nôtres. missent obstacle à la forte cohésion d’un parti constitutionnel. Ce fut, ensuite, et par une conséquence naturelle, la discipline, acceptée par tous, pratiquée avec ensemble et fidélité, envers les chefs qu'ils s'étaient donnés, et dont, chaque année, l'autorité grandissante s’affirmait dans ces congrès annuels, que Windthorst appelait les grandes ma- nœuvres d'automne. Ce fut enfin le souci de la ques- tion ouvrière et l'intelligence des besoins: populaires. Il suffit aux catholiques français de le vouloir sincè-

rement pour remplir les deux premières conditions.

L’Action Libérale Populaire leur en offre le moyen. Elle leur permet aussi, par son nom même et par son programme, de satisfaire à la troisième.

Ayant expliqué comment je comprends les deux autres, il me reste à dire un mot de celle-ci, en revenant ainsi à l’objet particulier de votre Congrès.

Vous avez voulu, avec bien de la raison, affirmant par là une fois de plus le caractère de votre Association,

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