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que cet objet füt celui qui répond le mieux aux préoc-
cupations actuelles des travailleurs. Le mouvement syndical est le grand fait économique et social de notre
temps. I ne s’agit plus pour personne de le nier ou
de l’entraver, sa puissance est irrésistible. De l'esprit dans lequel seront compris et conduits ses développements inévitables, dépend l'avenir du pays. Il rencontre, en effet, dans l'immense horizon qui s'ouvre
devant lui, tous les problèmes profonds et redoutables
dont la solution touche à la vie même de la nation :
organisation du travail, rapports entre le capital et la
main-d'œuvre, formes du contrat qui les lie : questions de réglementation, de salaires, d'assurances et de retraites, qui touchent si directement à l’état de la famille, à son éducation morale et intellectuelle, à son hygiène et, par suite, à la prospérité publique ; transformations colossales du commerce, source de répercussions violentes sur la condition des ouvriers, tout ce qui, enfin, préoccupe, agite le monde industriel, met aux prises les droits, les besoins et les passions, tout aujourd'hui dépend nécessairement de l'initiative, de la lutte ou de l'entente des forces syndicales ; et, par une évidente conséquence, leur action s'exerce aussi, Chaque jour grandissante, dans l’ordre publie, par la pression sur les élections, sur les pouvoirs publics, sur la législation, par la représentation indirecte des groupes professionnels ou seulement des coalitions d'intérêts, acheminement naturel et forcé vers
une représentation normale des uns et des autres.
Ainsi le mouvement syndical emporte, de plus en plus, dans son tourbillon, tous les éléments de la vie sociale ; l’action politique elle-même y trouve sa forme pratique en attendant qu'elle lui demande une organisation