‹ Combats d'hier et d'aujourd'hui (volume 2)Chapitre 78 sur 124 · RER RE · texte numérisé non relu

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régiments coupés en deux par la politique, le commandement désarmé, la marine livrée aux caprices (c’est le moins qu'on puisse dire) d’un ministre désorganisateur. Nous avons vu cela. Mais les réformes sociales, où sont-elles ? / A pplaudissements vifs el répétés.)

Pendant deux ans, le déchirement de l'affaire Dreyfus et la guerre civile dans les âmes, pendant trois ans, le Parlement rempli des débats passionnés de la loi sur les associations et de la loi contre les congrégations, et dans le pays, la chasse aux moines et aux sœurs, les écoles fermées, les portes forcées, les propriétés violées, les prétoires encombrés d'accusés en soulane et en robe de bure, la guerre religieuse enfin organisée partout administrativement ; oui, nous avons vu cela. Mais les réformes ! Les réformes sociales, encore un coup, où sont-elles ? Rues applaudissements.)

Où est la loi sur les retraites ouvrières dont le milliard des congrégations devait être le gage ? Où est l’organisation permanente de la conciliation et de l'arbitrage, qui dispenserait, au moment des grèves, de l'intervention des ministres et des arbitrages improvisés ? Où est la loi développant, par l'extension du droit de propriété, la puissance et la vie normales des syndicats professionnels ?

Toutes ces réformes, nous étions prêts à les voter | On ne l’a pas permis : le Parlement avait bien autre chose à faire! Tout son temps, tout son effort était absorbé par la guerre aux curés, aux moines et aux bonnes sœurs. {Applaudissements.)

Où est même la réforme fiscale annoncée depuis dix ans à si grand fracas ? Je l'aurais combattue pour ma part, au moins sous la forme de l'impôt progressif et

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global sur le revenu, que je crois à la fois une duperie el une arme tyrannique entre les mains des partis : mais, enfin, c'était l’article fondamental du programme socialiste. Qu'est-il devenu ?

Voilà la faiblesse, l’irrémédiable faiblesse des socialistes, et qui, au faîte du pouvoir, les frappe déjà d’une

inévitable déchéance! C’est qu'ayant, dans l’opposi- ue

tion, raillé si fort et si haut le programme anticlérical, une fois parvenus au gouvernement du pays, ils n’en ont plus connu d'autre : c’est qu'ils ont réduit leurs

idées de gouvernement, les idées qui avaient fait leur

force, à l'étroite mesure d’un programme de persécution, pressés, on vous l’a dit hier, par cette haine du christianisme qui est au fond de toute la doctrine révolutionnaire, et que. pour tout dire, au liéu de demeurer un parti indépendant, fier de ses idées. ils ont asservi leur politique à celle de la Franc-Maçonnerie, de la Franc-Maçonnerie, adoratrice de négations, comme dit Goyau, qui n’a besoin ni d’affirmations, ni de programmes, ni de réformes, parce’ que toute sa doctrine se réduit à la négation, à la haine du christianisme, de la Franc-Maçonnerie qu'hier au congrès de Lille l’évêque de Périgueux dénonçait en termes si. forts et si courageux, comme l'ennemi publie. —— d'applaudissements.)

C’est pour le parti socialiste le commeñcement de la faillite et le citoyen Charbonnel en est le liquidateur. Puisse cet exemple servir à toutes les oppositions, à la nôtre spécialement si nous devons un jour retrouver

la majorité, si nos amis doivent reprendre le pouvoir, pour ne pas oublier, après la victoire, les promesses du combat ! (Vifs applaudissements. Foas

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