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de l'alliance antique que des mains sacrilèges s'apprêtent à déchirer.
Hélas! pour le Cardinal et pour nous brillaient les derniers jours lumineux. |
Bientôt, dans le trouble de la plus obscure des discordes civiles, les éternels ennemis du christianisme allaient déchaïner contre ses œuvres, contre son enseignement, contre son existence même, une guerre dont nous subissons les violences sans qu'il nous soit permis d'en prévoir le terme.
D'autres plus autorisés diront avec quelle sereine fermeté, avec quelle calme énergie l'archevêque de Reims opposa, jusqu’au dernier jour, aux entreprises de la persécution ses fières et inlassables protestations.
Aucun hommage, d’ailleurs, ne sera plus éloquent que celui de sa ville épiscopale assemblée près de ce | cercueil dont elle sent confusément la grandeur, et que,
dans une muette émotion. la foule des visiteurs de
tout âge et de toute condition assiège depuis trois jours, avide de contempler, une dernière fois, son archevêque à jamais endormi.
Pour moi, je n'ai voulu rappeler ici que l'œuvre sociale de celui qui daigna sous vos yeux, cher Monsieur l'Abbé, y associer mes humbles efforts; mais je ne saurais, même en demeurant dans l’ordre des souvenirs personnels, en épuiser le flot trop abondant.
Il me faudrait revivre avec vous ces heures difficiles, où l'obéissance aux conseils politiques donnés par Léon XIII soulevait des attaques passionnées, dont il ne reste dans mon cœur que, l’ineffaçable trace du tout-puissant réconfort, trouvé dans les encouragements et l’approbation du Cardinal.
Bien d'autres et de plus intimes pensées se presse-
raient sous ma à plume. si je parcourais avec vous, | ces années plus récentes où des liens de tendre affec-. ; # tion étant venus m'attacher étroitement à la ville de : Reims. jai reconnu, plus vive, plus active que jamais. près d’une autre génération, l’affectueuse sollicitude dx passé. Ent De
Mais il faut Do ces s épanchements. Vous devinez ee ji tout ce que je dois taire, et c’est parce que nul, mieux k, que vous, ne peut savoir combien d’anneaux, forgés 0 pendant la longue suite des jours, forment la chaîne : de mes regrets, que ‘j'ai voulu vous adresser l’hom- À mage public ue douleur qui se confond avec la 6 vôtre. io : # di . Vouillez. bréor cher Monsieur l'Abbé. avec celui Ke. der mon in respectueux dévouement.
A. DE Mu.