PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION CATHOLIQUE DE LA JEUNESSE FRANÇAISE
Paris, le 26 mai 1905.
MoN cHER Ai,
. Je voudrais répondre pleinement à votre appel et à votre confiance, en adressant au Congrès une lettre qui fût véritablement digne et de l'assemblée et de vous-même. Pardonnez-moi si je ne vous envoie, avec un salut cordial, qu’une parole d’affectueuse sympathie et de chaleureux encouragement.
Le temps me fait défaut pour vous écrire plus longuement. Puis que pourrais-je ajouter au discours dont le Congrès va ce soir entendre les admirables accents et récompenser l’éloquence en saluant, d’un même applaudissement, deux générations d’orateurs et de chrétiens ?
Souffrez donc qu’en m'associant, de tout cœur, à ce double hommage, je me borné à vous dire, en deux mots, combien l’œuvre du Congrès me parait opportune. A ;
Sans doute, à l'heure où nous sommes, alors que se prépare. par de lamentables discussions, l’apostasie officielle de la France, il semble que les catholiques ne puissent, dans leurs réunions, donner à leurs travaux et à leurs résolutions d'autre objet que la protes-