‹ Combats d'hier et d'aujourd'hui (volume 2)Chapitre 99 sur 124 · À l’occasion du Congrès annuel de l'Association en · texte numérisé non relu

À l’occasion du Congrès annuel de l'Association en

on contre les attentats qui les ut et la résistance contre la persécution qui leur est annoncée.

Le Congrès n’a pas manqué d'accomplir à cet égard tout son devoir ; mais il n’a point voulu enfermer son action dans ce programme de combat accepté d'avance. Il s’est donné une autre tâche.

Il a prétendu rappeler, par’son exemple, aux catholiques qui pourraient l'oublier dans l’ardeur des luttes présentes, que rien ne les saurait détourner du devoir social dont les charge leur titre d'enfants de l'Eglise.

Il a voulu montrer que pour justifier ce titre glorieux, il ne leur suffit pas de tenir tête à leurs ennemis par la parole et par l’action, mais qu'il leur faut encore travailler sans cesse à faire aimer leur mère. du peuple détourné d'elle par la calomnie, et qu'il n’y a pas, au milieu de la tourmente, de meilleure manière de la défendre et de la servir. à

C'est par là surtout que votre: Congrès me Dot mériter la louange.

L'heure était Dertiouliéreinent bien choisie pour offrir aux esprits attentifs cet exemple et cette leçon.

Le parti socialiste, en effet, qui, si longtemps, a promis au peuple des réformes effectives, tombe aujourd’hui dans une irrémédiable faillite. Depuis qu'il est

maître des majorités parlementaires et qu'il domine

les conseils du gouvernement, il a trahi toutes ses promesses pour se livrer, sans relâche, par la destruction des forces vives de’ la nation, à son œuvre de M sociale. | Il n’a donné au peuple ni une loi protectrice de son travail et de sa vieillesse, ni une institution tutélaire de ses droits. Le peu que les ouvriers possèdent, à cetégard,

leur vient d’un temps où les socialistes n’exerçaient dans

PE AP AL CRE DE Tr

552 GOMBATS D'HIER ET D'AUJOURD'HUI les assemblées qu’une très restreinte influence, où, en revanche, l'initiative et la collaboration des catholiques ont permis à la législation sociale et à l’organisation professionnelle de s'établir dans le pays. Depuis, rien ne s’est fait pour les travailleurs. Nous nous débattons dans les luttes stériles, dans les discordes intérieures, dans’ les tourments de la guerre

religieuse : la Franc-Maçonnerie, la Libre-Pensée dic-.

tent aux socialistes et aux radicaux, asservis à leurs passions, une politique d’abdication. ke

Autour de nous, tous les pays du monde progressent dans la voie des réformes sociales. Seuls, paralysés par cette attitude des majorités, nous demeurons dans l’immobilité. | | | : |

Les catholiques ne peuvent accepter cette humiliation : ils doivent non seulement dégager leur responsabilité, de cette faillite politique, mais apporter au pays des programmes positifs, des réformes pratiques, qui suppléent à l’impuissance des partis au pouvoir.

Vous l'avez compris admirablement, vous et vos amis. Sans rien abandonner des devoirs que vous imposent les douloureuses circonstances du moment, vous avez voulu affirmer, une fois de plus, vos doctrines et vos idées, manifester publiquement le fruit de vos études constantes et désintéressées. |

Les persécutés ne pouvaient faire aux persécuteurs

une plus belle réponse, offrir à l’Église un plus beau

gage de leur amour, au peuple une marque plus éclatante de leur dévouement.

De tout mon cœur, je vous en félicite, et, autant que je le puis, je m'unis très affectueusement à vos travaux et à vos résolutions.

Votre fidèlement dévoué. A: De Mu.

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