‹ Combats d'hier et d'aujourd'hui (volume 3)Chapitre 42 sur 97 · CAL 76 1 0 AT DC · texte numérisé non relu

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__ tout mon respect pour ses avis. Il me pardonnera, en cette affaire, de ne pas les accepter pleinement.

Assurément, la question marocaine se lie, comme toutes les questions où peut être engagée l’action extérieure du pays, à la politique européenne ; et, par là, elle commande une attentive circonspection. Mais je ne me lasserai pas de le redire, c’est avant tout, par dessus tout, une question française, parce que c’est une ques- 7 tign algérienne.

| M. Delcassé à parfaitement expliqué, à mon avis, pourquoi ce fut de notre part une faute, une très grande faute, d’être allés à Algésiras. L’affolement des Jours d'angoisse qui suivirent sa chute peut l’expliquer, sans la justifier. Si les nouvelles données hier par les agences et qui montrent le Sultan du Maroc prêt à faire appel aux puissances contre nos empièle- - ments, si ces nouvelles sont vraies, l’acte d’Algésiras apparaitra bientôt, je le crains, comme un redoutable danger. |

Mais, il porte la signature de la France : elle ne peut s'en affranchir. Que, du moins, elle ne l'aggrave pas, en y ajoutant des engagements imprudents !

J'espère que, ce soir, Le ministre des affaires étrangères proclamera nettement, hautement le droit de la France, et sa résolution de ne pas abandonner, de ne céder à

personne la place où l'ont appelée le souci de ses intérêts, l'avenir de son empire africain !

Il n’y a, dans une telle déclaration, ni menace ni provocation : 1l y a tout simplement, comme disait M. Delcassé, la volonté, pour une nation qui veut. vivre, de sauvegarder sa liberté. |

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ET ANNE Er

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