É =— PÉLERINAGE DÉ SOLDAT
« Si, par le désir d’épargner à mon pays une guerre avec le Maroc, je reste dans une défensive timide, je m'expose à perdre l'Algérie. »
Ces paroles furent écrites, il y a soixante-quatre ans, par le vainqueur de lIsly. Combien de Français les comprennent à l'heure présente, où elles sont plus vraies, cependant, qu'elles ne le furent jamais ?
La question marocaine en est encore au lendemain de l’Isly. quand l’absurde traité de 1845 la transforma, de française qu'elle devait rester, en une question européenne, et fit reculer la frontière algérienne, en. deçà de la Moulouïa où la marquaient à la fois la nature et la tradition. |
Les situations sont aujourd’hui ce qu’elles étaient alors, aggravées par la faute commise lorsqu'on en
fut chercher la solution à l'Ouest, le dos à l'Atlantique,
au lieu de la poursuivre vigoureusement dans l'Est,