‹ Combats d'hier et d'aujourd'hui (volume 3)Chapitre 68 sur 97 · HE — POUR LES MARMITONS · texte numérisé non relu

HE — POUR LES MARMITONS

Vendredi dernier, M. Jaurès, parlant, à la tribune,

de la loi sur le repos hebdomadaire, disait, au nom

des socialistes : « Nous ne nous sommes pas désintéressés une minule de l'application de cette loi : j'ai

le droit de dire que si les ouvriers le veulent... ïls la

feront pénétrer dans la réalité. »

Je voudrais que tous les catholiques, tous les conservateurs, eussent aussi le droit de tenir le même

langage. La loi du repos hebdomadaire, quelle que

soit son imperfection, fut une victoire pour les idées dont ils sont les défenseurs naturels.

Tons ne l’ont pas suffisamment compris : ils n’ont vu que les difficultés, les incommodités de la loi:

ils en ont trop souvent oublié le principe fécond et

tutélaire. |

De toutes manières, ce fut une faute. Le repos du dimanche n’est pas seulement la condition nécessaire de la liberté des croyances, c’est la base de la vie

familiale, et, par cette double raison, c’est la plus

chrétienne, la plus juste des revendications populaires. IL est infiniment déplorable que les socialistes puissent, avec quelque raison, paraître sinon les seuls, au moins les plus empressés à la soutenir.

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