‹ Combats d'hier et d'aujourd'hui (volume 3)Chapitre 71 sur 97 · IV. — À PROPOS DE L'APPRENTISSAGE · texte numérisé non relu

IV. — À PROPOS DE L'APPRENTISSAGE

J'ai eu, ces jours derniers, l'honneur de présider la séance hebdomadaire d’un groupe d’études sociales, que formèrent, entre eux, il y a un an, quelques députés de la minorité, systématiquement exclus, comme on sait, des grandes commissions de la Chambre, et désireux cependant, en dépit de cet ostracisme, de concourir au bien publie.

Nous avions à notre ordre du jour la question de l'apprentissage. Sept patrons, non des moindres, de l'industrie du bâtiment, avaient bien voulu, pour s'entretenir avec nous, sacrifier cet après-midi.

Tous furent unanimes dans leurs déclarations. L'apprentissage disparaît en France et, avec lui, disparaît aussi la valeur professionnelle de l’ouvrier.

Le mal n’est pas d'hier. Il y a trois ans, M. Georges Alfassa, ingénieur civil, l’un des membres les plus distingués de 1’ « Association pour la protection légale des travailleurs », en déerivait, dans une conférence au Musée social, les origines et les progrès. Il montrait très bien que, si la loi du 30 mars 1900, en subordonnant, dans les ateliers mixtes, la durée du travail des ouvriers à celle du travail des apprentis, a pu déterminer certains chefs d'atelier à ne plus employer d'enfants au-dessous de dix-huit ans, la décadence de

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