I, — LA PAIX DU GENDARME
L'autre jour, comme M. Clemenceau, à propos des troubles de Draveil, avait dit : « Vous ne trouverez Jamais un gouvernemeut qui permette à l'anarchie de s'installer dans ce pays », M. Jaurès lui cria : « Vous êtes l'anarchie couronnée. »
Ce court dialogue exprime tout notre état social. S'il était permis, en un tel sujet, de n'être qu'un
spectateur, la scène assurément vaudrait la peine d'être
admirée.
Le choc de ces deux hommes, chacun à sa manière représentatifs de notre politique, qui flétrissent du même nom d’anarchie, la désorganisation morale à laquelle tous deux employèrent la puissance de leur verbe, tranchant ou sonore, est en vérité une belle leçon d'histoire. |
M. Clemenceau dit à M. Jaurès : « Si vous étiez au gouvernement, est-ce que vous ne réprimeriez pas les violences? » M. Jaurès ne répond pas. Que répon-