‹ Combats d'hier et d'aujourd'hui (volume 3)Chapitre 83 sur 97 · II. — BONS PASTEURS OÙ MAUVAIS BERGERS · texte numérisé non relu

II. — BONS PASTEURS OÙ MAUVAIS BERGERS

La Chambre a voté, quelques jours avant sa séparation, une loi relative à l'institution des Conseils consul lalifs du travail.

Entre le Maroc, l'impôt sur le revenu et le rachat de l'Ouest, l'événement a passé à peu près inaperçu. Il mérite pourtant, au plus haut point, l'attention de tous les hommes que préoccupe l’état social du pays; il le mérite, non seulement par lui-même, mais par les réflexions qu'il suggère. J’en voudrais noter ici quelques-unes.

IL y a exactement vingt et un ans, le 16 juin 1887, un homme dont le nom restera dans l'histoire sociale de notre temps, Charles La Cour Grandmaison, alors député, depuis sénateur, et bientôt ravi par une fin prématurée à la cause qu'il servait avec une laborieuse activité, déposait sur le bureau de la Chambre une proposition très étudiée, que j'avais signée avec lui.

Nous demandions l'établissement de Conseils perma: nents de conciliation et, pour appuyer notre proposition, nous citions l'exemple de l'Angleterre où, créés à la suite des expériences de M. Mundella, à Nottingham, de M. Rupert Kettle, à Wolverhampton, ils venaient, en une seule année, d'examiner dix-sept cents différends sur lesquels quatorze cents avaient été conciliés

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