‹ Combats d'hier et d'aujourd'hui (volume 3)Chapitre 85 sur 97 · IT. — TROP TARD · texte numérisé non relu

IT. — TROP TARD

Notre temps ressemble étrangement à cette fin du xvinc siècle, où la vieille société, incroyante et éprise de philosophie, s’en allait gaiement à sa ruine. Comme elle s’étourdissait dans la joie de vivre, inconsciente du péril prochain, ainsi celle d'aujourd'hui, si semblable à l’autre par sa corruption morale et ses curio- sités intellectuelles, par ses recherches de goût, d'art et d'élégance, oublie, dans le tourbillon de Paris, des plages et des grandes routes, les échos, qu'elle croit encore lointains, de la guerre sociale déjà commencée. L’émeute sanglante de Villeneuve-Saint-Georges, il est vrai, a d’abord produitun soubresaut. Un moment, On a eu peur. Mais-C’est fint :: M. Griffuelhes et: M. Pouget sont en prison ; ils passeront en cour d'assises ; les bons bourgeois de Seine-et-Oise ne les manqueront pas, et nous voilà délivrés d'eux jusqu'à la prochaine amnistie. Quant à la plaisanterie que M. Pataud a faite aux Parisiens l’autre soir, en éteignant les lampes, on en a ri. Les restaurants sont outillés à présent pour ces cas-là, et puis, on n'est pas à Paris en cette saison, et il paraît que les touristes se sont fort divertis de l'incident. Great attraction ! I n°\ a, pour prendre les choses au tragique, que ce pauvre chanteur de café-concert, qui a perdu son cachet.

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