LA PREMIERE ETAPE
Ce ii'esl pas moi ([ui ai choisi le titre donné à ces (|uelques pages. Je lai liouvé dans VArlioii du dimanciîc i3 mars 190^4. « 20 venlôsc an 112 )>. en lète d'un arlicle de fonds de M. Charles Beauc[niei'. député du Donhs. M. Charles Beauquier est, à la Chambre, on (jucl([ne manière, une fignre représentative : c'est lui ([ni, il y a peu de temps, dénonçait, comme gangrenée par le cléricalisme. l'Ecole de Saint-^Iaixent parce que la dernière promotion appelée, suivant l'usage, à choisir son nom, avait préféré celui de c promotion dEl-Mounghar » au vocable « d'armée républicaine ». Toute une mentalité apparaît dans cette conception de l'esprit militaire. L'Action est, comme on sait, un des journaux les plus dévoués à la politique ministérielle, un de ceux qui exercent sur elle la plus décisive influence. Son langage, d'ailleurs, ne diffère pas de celui ([ue tiennent journellement la Lanterne et les antres organes du (( Bloc ». Si j'ai retenu, entre tant d'articles semblables, celui de M. Beauquier. c'est (\u"\ m'a paru, dans sa candide brutalité, exprimer plus clairement qu'aucun autre les passions ((ui animent la majorité du Parlement. C'est aussi quil formule avec une parfaite précision une situation dont Tévi-