‹ Combats d'hier et d'aujourd'hui (volume 4)Chapitre 19 sur 58 · yb COMBATS 1) llli;u ET D Al.IOl RD ULI · texte numérisé non relu

yb COMBATS 1) llli;u ET D Al.IOl RD ULI

Que U's religieux, eu icii()iu;aiil au niaiia<^e, à lu richesse ])ersounelle el à riudépeuclaucr iudividuelle, ue s(> propcjseul pas poui' objel de préseuter à leurs élèves celle Iriple abué^uliou comme la règle de la vie civile, mais seulemeul, poui" obéir à l'altrail de leur propre couseieuce, de salIVauchir des communes préoccupai ious afin de se consacrer loul euliei' à leur œuvre de dévouemeul, c'est ce que M. Ferdinand liuisson ne peut i)as plus ignorer ({ue qui cpie ce soit. Car il sulfil. pour sen convaincre, d'observer les fails, lesquels immédiatement renversent l'échalaudage de son prétendu raisonnement.

La moitié du jjeuple est élevée par les Itères el pailes Sœurs : la moitié de la bourgeoisie l'élail hier et Tesl encore, pour ce qui regarde les filles, ])a'r les congréganistes. Est-ce cfue toute celle loule est un composé d'hommes et de femmes dépourvus d"initialive, incapables d'activité, inutiles à leur pays et à leur lemps ? M. Buisson sait bien que non : sans parler des transfuges de l'enseignement ecclésiastique, comme M. Waldeck- Kousseau. dont il ne conteste pas sans doute les mérites inlellecluels. il en connaît assurément beaucoup, parmi ceux ([ui demeurent fidèles aux leçons el aux ]irinci])es de leurs mailres. dont les travaux el le lalenl honoreid les lettres el la science, les arts et la polilifiue elle-même. Les exemples, tout le monde le sail, se multiplient à l'infini : pour citer des noms, il faudrait de longues pages. M. Buisson pense-t-il que ces hommes napprirent chez les congréganisles ni le souci de la responsabilité personnelle, ni le goût du travail, ni l'amovu" de la famille ?

Dans la discussion même qui se ])oursuit à la Chambre, on parla des écoles professionnelles, indus-

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tiielles ou agricoles, fondées par les Frères. Saint- Nicolas à Paris, Vaujours, Beauvais, Igny, Le Likès, etc.. etc. : on fit. à la tribune, l'éloge de leurs élèves et le récit de leurs succès. Nul n'y contredit. ^I. Buisson pas plus que les autres. Ces travailleurs modèles, ces artisans, ces cultivateurs, formés par les Frères, ne savent ils donc rien de la « loi du travail, et de l'obligation qui en résulte du contact et du conilit avec leurs semblables, pour le pain quotidien ? » La question ferait sourire, si l'accusation qu'elle suppose ne faisait plutôt bondir d'indignation.

Faut-il aller plus avant, à l'argument qui traine dans toutes les feuilles de sous-préfecture, parce qu'il piète au mot croustillant, et que ^L Buisson ramasse, d'ailleurs avec la giavité pédagogique qui lui convient, celui du Aœu de chasteté?

Quoi 1 les religieux ne savent pas enseigner la loi de la famille ? Mais que sont donc tous ces pères, toutes ces mères, dont les enfants peuplent, en foule, les provinces demeurées chrétiennes, réserve puissante de la patrie anémiée par l'irréligion, que sont-ils. sinon, pour la plupart, les élèves des congréganistes ? Ces maîtres eux-mêmes, est-ce que M. Geoiges Beririn, agrégé de jdiilosophie. docteur es lettres, n'a pas, dans une étude décisive, devenue depuis un livre précieux, établi par des chiffres, par des statistiques irrécusables, qu'ils forment « l'élite morale de la France » et que la campagne de calomnies qui les poursuit repose sur une (' imposture... cynique jusqu'à l'invraisemblance)).

Quoi I c'est après que la formidable enquête dressée, il y a quatre ans. devant la Commission ])arlementaire de l'enseignement, a fait éclater, par des ténioignages sortis d'eux-mêmes, l'impuissance éducatrice où se

'iSo (joMrvvTs j)'iin:ii i:r dal jolkd'hui

(l(''ball(Mil les olablisscincuL.s iini\ crsilaircs, c'est a})rès cela (|ir<)ii V ici il l'iicoro a('('iis(>r 1rs congréganistes (riiuligiiiU' cL d'iiirapacilé |)()ur la formation morale tlo la Jeunesse !

J'ai eu tort de parlent' de sophisme. Lillré liil (|ue eesl w un faux raisonuemeiil (pii a cpielquc ap])arene(> de \érilé ». Celui-ci nen a aiiciiiic.

Mais M. Ferdinand Buisson distingue : il n'atla(jue pas la libcrli' du eongréganisle. il iiinlerdil (pie celle de la congrégation ; chacun peut être eongréganisle en son anie. se lier par les vonix qu'il condamne, en pratiquei" les obligations ; la congrégation, seule, est illicite. La distinction, il faut l'avouer, jette l'esprit dans un étrange embarras. Qu'est-ce qu'un eongréganisle sans congrégation ? M. Aynard a poussé là-dessus le rapporteur, et l'incidenl (pii s'en suivit vaut d'être rapporté.

«A ousou moi. Monsieur Aynard, répondit M. Buisson, ou tel d'entre nous voudrait mener la vie austère du moine..., je ne reconnais à qui que ce soit au monde le droit de vous en empêcher... Maintenant, si vous, mf)i, dix, vingt, cent autres, nous avons eu la même idée, si nous nous ju'éscntons (le\aidri']lal pour lui dire : tous les autres citoyens se contentent du di<iit commun, de l'association ordinaire.de ce (piej'appelais tout à l'heure 1 honnête et banale organisation de l'associalion. de l'association qui sulïîl ;i tout le monde, cela ne nous sulïit pas, il faut que ^ous ayez la bonté de lions conférer la personnalité civile {Réclamations à droile).

« M. i.K ilAPi'OKTEru. — Vous uic demaudcz. dis Je. la libellé dêlre moine. Indi\ iduellement vous lavez :

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VOUS me demandez de \i\ve dune eeitaiiie manière el A ous èles plusieurs.

« M. Aynard. — Moine, tout seul, alors !

(( M. LE Rappoktei u. — Xon, Monsieur Aynard. Je le répète, la demande (jue nous faisons à titre soil individuel, soit dassociation ordinaire, nous permet de mener, si bon nous semble, la vie la plus austère, la vie eénobitique. la vie monastique comme nous l'entendrons : mais le jour où nous demandons à être reconnus comme une congrégation autorisée, formant un être factice doué de capacilésjuridiques spéciales, ce jour-là, l'État a le droit et le devoir d'examiner de près s'il fera bien de nous accortier celle autorisation, el je réponds d'avance : il doil nous la refuser. «

La réponse de M. Buisson qui, sans doute, lui a échappé, a des conséquences écrasantes. Si l'association monastique, en eftet. [est libre par elle-même, si on n'entend lui refuser que la personnalité civile, que l'aulorisation qui en fait un u être factice doué de capacilésjuridiques spéciales », toules les congrégations non autorisées ont le droit d'exister. Alors, pourquoi, l'année dernière, a-l-on. sans examen, pour la raison de principe posée par M. W aldeck-Rousseau, à cause de l'incapacité civile qui résulte des vœux de religion, pourquoi a-ton prononcé la dissolution de cinquantequatre congrégations d'hommes et de quatre-vingts congrégations de femmes ? Ce n'est pas seulement le renversement des lois de pioscriplion de 1900. c'est celui de la loi de 1901 elle-même qui imposait justemeni aux congrégations lobligalion de solliciter Tautorisaliondel'Klat. cette aniorisalion que M. Buisson proclame aujourd'hui incompatible a\ ec les règles du droit public .'* Iiltait-ce donc un piège !'

Oui. M. (lombt'S l'a (k'claré a\cc son lial)iiucl iiirpiis (les [)r'ri[)hiases. On lil dans V Exposé des iiiolifs de si)ii projet pour la siij)pi'('ssiou de rcnsoigiicmcnt con<ir(''<j;anislc : « Le grand service rendu par cette loi (de 1901) a été précisément d'obliger tous ces établissements (non autorisés) ta se l'évéler et de perincllre leur suppression. I)

-L'aveu est accablant. Je ne crois pas (pu- jamais manœu\re inavouable ait été pins cyniquemciit dévoilée. Yoilà le terme auquel aboutit toute celte soi-disant ])hil<)sophie.

Suivons-la eiicorc un peu dans ses applications. Donc la congrégation seule est en cause, selon ^L r3iiisson : le congréganiste reste libre, l'individu pml à son gré lier sa conscience par des vœux de religion, il garde tous ses droits de citoyen, il ne les perd que s'il vit en communauté. Si. à force de la creuser pour essayerde la comprendre, on va au fond de cette doctrine, si on i)arvientàla préciser en théorie, on y reconnaît bien lot celle de l'individualisme le plus absolu. C'est, en réalité, l'erreur fondamentale de la Révolution qui reparaît ici, celle même contre laquelle tout le mouvement économique et social de notre temps est. dans l'univers eidier, en pleine réaction, et cette observation seule suffirait à ruiner la thèse de M. Buisson. Mais il n'est pas besoin de s'élever jusqu'à de si hautes considérations : il suffit de la laisser se détruire elle-même, en la saisissant dans la pratique.

Voici un congréganiste dont la congrégation est dissoute : il est chassé de la maison conventuelle, il se relire dans un apparlemeid privé ; c'est un prêtre : il veut exercer son ministère, celui de la prédication qui est. en même temps que sa vocation, son seul moyen

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de subsistance ; il accepte linvitatioii d'iiii curé de paroisse ; son sermon est annoncé. Le juge d'instruction se présente aussitôt, heureux s'il ne s'est pas fait précéder de quelques « Apaches >). fidèles lecteurs de VAciion. qui auront, au préalable, sommé le prédicateur de quitter sa chaire. Il dit à ce prêtre : « A ous êtes congréganiste. vous n'avez pas le droit de prêcher I — Mais ma congrégation est dissoute, je suis un citoyen comme les autres. — Avez-vous prononcé des vœux ? — Je n'ai pas à vous le dire, c'est une aff'aire de conscience individuelle. — C'est bon, aous serez poursuivi. » Où est la liberté du congréganiste .^

En voici un autre : sa congrégation à lui aussi est dissoute: il s'est retiré dans une maison particulière; c'est un écrivain : il ofîre sa collaboration à la Croix qui l'accepte : il n'a pas d'autre moyen de gagner sa vie. Le commissaire se précipite avec des agents, il fouille les meubles, ouvre les tiroirs : u Vous êtes congréganiste. la Croix vous appartient 1 )> Le propriétaire du journal, son directeur, appelé en hâte, proteste : (( Le journal est à moi. c'est moi qui le dirige : Monsieur est un rédacteur rétribué par nous I — 11 n'en a pas le droit, il a été congréganiste. il sera poursuivi 1 I) Où est la liberté ?

En veut-on voir un troisième ;' Son cas est plus frappant encore : c'est un instituteur, sa congrégation est dissoute, il s'est sécularisé; le supérieur de son ancienne communauté, l'évêque du diocèse lui ont donné des lettres qui en font foi. Le juge d'instruction arrive, il perquisitionne, regarde le veston de l'instituteur, demande l'adresse du tailleur, trouve une lettre, la lit : « Vous écrivez à un tel qui était hier de la même congrégation que vous : je lai vu l'autre jour :

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il avail un xcsloii jjarcil au \oli('. voli'c sécularisalioii esl im meiisoiigv : > ons cics congréganislc. vous serez pouisiiivi. » Où es! la liheiié !'

|']sl-i'e (lue ce nesl pas riiistoirc de Ions les jours? Esl-ee (|u"à riiciiic où j'écris, tous les j^arquels de France Jie soni pas occiij^és à informer coiilix* les prédicateurs el contre les sécularisés ? Esl-ee que la Chambre n'esl pas saisie dinie foule de ])iojeLs ingénieux pour I raquer les anciens jcligieux, pour leur interdire lenseignemenl dans leur commune, el jnsfpià dix ou vingt; lieues à la ronde ? Est-ce que M. Combes ne ])romel pas dCn liiiii-. à défaut de loi. par (|uel(|ue brutalité de sa façon, avec les congréganistes cachés « sous des déguisements laïques? »

El si cela est vrai, si, dej)uis deu\ ans, comme nul Jie peut le nier, la chasse au\ sécularisés est organisée d'un bout à Tautre du ])ays. cpie devient la liberté du (^ongréganiste et que reste-t-il de la distinction de M. Buisson ? Il n'en reste rien, sinon ce que j'ai dit : renvelo|)]K' du coiq^eret.

Tel est pourtant l'argument fondamental sur lequel a reposé toute la discussion engagée devant la Chambre.

C'est avec ce sophisme qu'on va. demain, détruire cet admirable institut des Frères, l'une des gloires, rimedes forces de la France, et le jeter, comme un cadavre ignoré, dans la fosse commune où déjà sovd entassées, depuis un an. toides les congrégations exécutées parla guillotine sèche de M. Combes. Avec lui. périront quatre cents communautés de femmes, restes

oncore vivants du troupeau, (lojà décimé, des victimes d'avance condamnées.

Dans le nombre, il y a les Sœurs de Saint-Vincent <le Paul, coniuies et vénérées de l'univers entier! Je les nomme parce ([uelles sont, pour aijisi parler, l'expression populaire de la charité : mais combien d'autres qu'il faudrait nommer avec elles, si ces pages y j)ou- \ aient sulïîre !

Ainsi, en moins de deux ans. lo.ooo écoles seront fermées qui abritaient 1.600.000 enfants. Oiiles mettrat-on ? Nul ne le sait : combien coûteront la construction ou lagrandissement des écoles puJiliques qui ilevront les recueillir? Nul ne peut le dire. Les affirmations de M. Combes et de M. Buisson ont été, séance tenante, réduites à néant par- les faits qu'à l'envi leur ont opposés les députés de la uTinorité. Qu'importent, d'ailleurs, la dépense, la ruine de l'Etat et celle des communes, pourvu que u la congrégation » périsse ?

Et puis, est-ce que les catholiques ne sont pas là prêts, dans leur inlassable dévouement, à rouvrir, avec des la'iques. une part au moins des écoles fermées!' M. Combes le sait bien : il l'avoue avec une incroyable désinvolture : la loi se heurterait, sans cela, dès le premier pas. aune ladicale imjiossibilité, et les conseillers ne manquent pas qui nous disent : u Que faites-vous? vous aidez vos ennemis : ne Aoyez-vous pas en quel embarras vous les jetteriez, si, d'un seul coup, vous abandonniez toutes vos œuvres, et les hospitalières comme les autres, puisqu'on vous annonce déjà qu'on en chassera vos sœurs, dès qu'on |)ourra les remplacer ? » Cochin a repoussé ces suggestions : il a bien fait. Tant qu'il restera un enfant à élever, un malade à soigner, qui les appelleront à lui, les catholiques ne

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k'iii- IV'ioiil pas (l(M'aiil. Ce pciil èlrc leur failjlesse, mais c'est aussi leur Jioniieur : et l'honneur est, ici comme partout, la première des forces. Voulussent-ils, du l'esté, prêter roreillc aux conseils de la politique, les congrégations reluseraicnt de les entendre : elles feraient, comme en 1792 les soMirs frappées la veille |)ar le déciet tic dissolution, qui, rappelées par les prosciipleuis eux-mêmes, demeurèrent au chevet des malades. Jusqu'à ce qu'on vînt les en arracher pour les jeter en j)rison. Marseille a vu. l'année dernière, quand l'épidémie de variole tomha sur la ville, l'exemple du même dévouement.

Mais quel que soit l'effort, il sera impuissant devant une ridne si profonde. En vain les tardifs remords ou les calcids intéressés des anciens comjjlices de M. A> aldeck-Rousseau arracheront-ils à leurs collègues incpuets, pour le lendemain, du crime qu'ils vont commettre, une prolongation des délais d'exécution ou la conservation de quelques noviciats destinés aux établissements des colonies. Ce sont, sans doute pour les condamnés, des adoucissements momentanés à leur supplice, qu'ils ne sauraient rej)ousser. Mais ceux-là seuls qui voudront s'illusionner croiront à la durable efficacité de ces promesses d'un jour. M. Combes, s'il demeure en place, en usera, avec les délais et les noviciats, comme il y a deux ans avec les écoles des congrégations autorisées : il traitera les votes de la Chambre connme hiei' les déclarations de M. Waldeck-Rousseau. Au besoin, le Conseil d'État lui donnera, pour le couvrir, un avis en bonne forme.

Si même quelcfue pâle Thermidor nous délivre de lui uji de ces soii's. ce ne sera pas assez pour nous affianchir. La coterie maçonnique et jacobine, un moment

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surprise, se ressaisira bicnlôt : laiil qu'elle dominei'a la France et rAssemblée, il faudra que les ministres lui obéissent. Déjà, comme en 1901. elle prend ses sûretés.

Comme M. Waldeck-Rousseau jetait, il y a trois ans, dans les esprits le principe mortel qui devait fatalement eiilraîuer la ruine de toutes les congrégations, ainsi M. Jaurès a. celte année, aux aj^plaudissements enthousiastes de la majorité, formulé la théorie d'oii sortira nécessairement, dans un court avenir, la destruction de tout enseignement chrétien : « Quiconque, a-t-il dit. n"a pas renoncé doctrinalcment et pratiquement à contester la liberlé absolue de la personne humaine, n"a pas le droit tienseigner dans une démocratie fondée sur ce principe nécessaire. » C'est dire que tout homme qui soumet à l'autorité divine et à la révélation chrétienne sa conscience et sa raison, est indigne d'enseigner.

Le nouveau sophisme est trouvé, à l'abri duquel le coupei'ct continuera demain sa besogne tracée par l'inflexible logique. Après les religieux, les prêtres : après les prêtres, les la'iqucs ! On ne touchera. — c'est M. Jauiès ([ui le dit. — ni à la li]:)crté de conscience, ni à la liberté tle croyances, pas plus qu'aujourd'hui M. Buisson ne louche à la liberté du congréganiste. Mais, en vertu de « l'intégrité du droit humain », comme aujourd'hui de « l'intégrité de la personne humaine ». quiconque sera convaincu d'être chrétien sera déchu du droit d'enseigner.

Ainsi sei-a véritiée la parole prophétique de M. Beauquier : (( Il doit être interdit de donner aux enfants une instruction religieuse. » Ce sera la deuxième étape

La première s'achèvera demain. ;V l'Iienre où paraîtront ces lignes, tout ini siècle de travail, de dévouement et de sacrifices, sera balayé par le vent de folie

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(jiie (It'cliainc au milieu de nous la liaino du cliristianisme.

La Chambre aura voté : il u y aura ])lus qu'à remplir les Ibrmalilés d'usage. Le Sénat d'où |)arlil, il y a quatre mois, le signal attendu et recueilli par M. Combes avec l'empressement d'un com|>lice averti, se hâtera d'enregistrer le décret qu'il a lui-même inspiié. M. Loubet le signera, peut-être la lougevir au IVoul, et. sur la j)orte de l'Klysée, comme on a eoulume de le l'aiic aux lieux oii s'accomplil quelque mémorable catastrophe, on pourra graver ces mots :

Ici. ni [((Il 190^,

L'enscitjiicinciil chrélien fui (félriiit rit France,

.M. Éiitilr Lf)iih('l élniil Présidrn/ de ta République.

lY

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