RÉPONSE A UNE ENQUÊTE SUR LE REPOS DOMINICAL
La Croix ouvre une enquête sur le repos tlominical, et elle a bien voulu me demander mon sentiment. Je l'en remercie et suis particulièrement heureux de répondre à son appel.
De toutes les questions que soulève actuellement notre réglementation du travail, il nen est pas, en effet, qui soit d'une plus haute portée morale et dont la solution, déjà réalisée par tous les grands pays industriels réclamée en France par la grande majorité des employés de l'industrie et du commerce, dût paraître à tous plus nécessaire, si les préjugés sectaires ne se dressaient pour la repousser.
Je voudrais le montrer aux lecteurs de la Croix, et, laissant volontairement de côté les raisons tirées de la loi divine qui leur sont familières, je n'aurai pour le faire, en me tenant sur le terrain pratique et social, qu'à résumer ici les considérations que je présentais à la Chambre, voici quatorze ans.
On discutait, à cette époque, la loi sur la réglementation du travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels. Je proposai, avec plusieurs de mes amis, un amendement qui fixait au dimanche le jour de repos hebdomadaire