‹ Combats d'hier et d'aujourd'huiChapitre 14 sur 94 · CONTRE LA DICTATURE · texte numérisé non relu

CONTRE LA DICTATURE

Dans quelques heures, la Chambre entendra son maître. Ce qu'il dira pour notifier son avènement importe peu. Il paraît fort, étant audacieux. C'est assez, pour qu’en attendant l'heure des révoltes sournoises, les applaudissements serviles éclatent sur ses pas.

Une poignée d'hommes, cependant, se dressera sur son chemin, qui, s'ils le veulent, lui deviendront bientôt redoutables : car ils combattent contre lui pour l’indépendance des âmes. Peut-être leur résistance attendue est-elle, au fond des cœurs, le secret espoir de ceux mêmes qui n’osent l’encourager.

Le grand débat qui va s'ouvrir et qui met en question toute la vie religieuse du pays leur offre l’occasion de prendre, du premier coup, cette offensive libératrice. Ii faut qu'ils s'en emparent résolument. |

Depuis trois mois, ils sont publiquement traités comme des perturbateurs, dénoncés comme des coupables ; le chef de leur religion est couvert d’opprobres ; leurs évêques, leurs prêtres sont poursuivis par d'injurieuses flétrissures. M. Clemenceau, dans les discours où il annonçait hier son règne prochain, a répandu contre eux, de l'Ouest au Midi, les outrages et

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