DIEU PROTÈGE LA FRANCE
La Chambre est rentrée. Mon vénérable confrère M. Louis Passy a, comme à l’ouverture de cette funeste législature. profité de son éphémère dignité pour prononcer de sages et nobles paroles. En terminant, il a relevé, au nom de la France chrétienne, la vieille devise qui appelait sur elle la protection divine, et que vient d'effacer sur ses monnaies la haine des sectaires : ce fut une belle et opportune pensée.
La Chambre, ayant subi ce langage qu’elle ne peut plus comprendre, a levé la séance, incapable de fournir au président symbolique qu’on ne lui conteste plus le chiffre de voix nécessaire, incapable même, n'ayant pas encore toute prête une troisième loi du culte, de trouver quelque emploi à son activité. On essayera jeudi.
Dans les couloirs, cependant, passaient des rumeurs discrètes ; on causait dans les coins : on annonçait des surprises prochaines. Le Sénat n'aurait pas en vain esquissé des gestes irrités, ce ne serait point par hasard qu'hier, justement, M. Combes faisait savoir au public français, par la voie ordinaire, qu’étant le véritable auteur de la Séparation, ayant, d’ailleurs, pour les