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tion aux consciences catholiques sans inquiéter les autres. Nul, dans le pays, n’en souhaitait le change ment. La plupart des députés radicaux eux-mêmes, bien au courant de cette situation. ne désiraient aucunement un bouleversement des mœurs et des habitudes dont ils prévoyaient tous les dangers. Quelques hommes réfléchis pouvaient juger cependant que l'heure était venue de substituer à la forme concordataire d’autres relations entre l'Église et l'État; mais ceux-là n’admettaient pas que le traité bilatéral, conclu entre les deux pouvoirs, pût être dénoué autrement que par un accord nouveau entre la République et le Saint-Siège. : Fe
Au moins semblait-il qu'une telle rupture ne pouvait être consommée sans une dénonciation préalable du traité.
Aucune de ces considérations n'’arrêta l’esprit sectaire qui, malheureusement, prévaut dans la direction de nos affaires publiques. Je dirai, dans un moment, à quelles inspirations il obéit. Mais je veux d’abord attirer l’attention des lecteurs sur le fait en lui-même. Ce fait, le voici, dans sa brutale expression.
Sans raison, sans que rien, ni dans les événements, ui dans le sentiment public, justifiät une semblable détermination, le Concordat de 18or fut brusquement déchiré, une nouvelle constitution de l'Église fut substituée à l’ancienne, par la seule initiative des législateurs, et, celle-ci s'étant trouvée, comme il était facile de le prévoir, en raison même de son origine et de ses tendances, frappée de condamnation par l'autorité religieuse, l'Église de France fut, du jour au lendemain, dépouillée de toutes ses ressources matérielles, de tous les biens que lui avait donnés la-piété des