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DES RENFORTS ET DE L'AIR

Qu'on en donne au général Drude ! Ce doit être désormais l’impérieuse réclamation de l’opinion, le cri unanime de la presse indépendante. Mieux que les phrases, un exemple fera comprendre pourquoi.

Parcourant ces jours derniers, pour les mettre en ordre, mes souvenirs d'Afrique, j'y ai retrouvé en de courtes notes la trace d’un épisode demeuré bien présent à ma mémoire. Son récit montrera à la fois le péril que, malgré le plus beau courage, offrent, en face des Arabes, les combats témérairement engagés, et l'audace prodigieuse que peut leur donner un succès momentané.

Depuis quarante ans, rien n’a changé dans leurs âmes : aujourd'hui comme alors, la guerre sainte y sommeille, prête à de terribles réveils.

C'était en septembre 1864. Depuis six mois, le sud de l’Algérie était en feu. Cela avait commencé tout à coup au mois d'avril, par le massacre d’une troupe de 800 hommes, envoyée chez les Oulad-Sidi-Cheikh, la

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