LE MOUVEMENT SOCIAL CATHOLIQUE
Victor Duruy, ayant raconté le désastre de Cannes, dit, en quelques mots, le deuil du Sénat et du peuple romains, et il ajoute aussitôt : « Mais la douleur d’une cité libre est active. »
Ces mots expriment aujourd’hui le devoir des catholiques français. Pendant trois mois, ils ont pleuré leur défaite électorale, et ce fut justice ; car les causes sacrées qu'ils défendent furent vaincues avec eux, et il n'y a pas de pire douleur. Melius est nos mori in bello quam videre mala gentis nostræ.
Mais des vaincus qui ne savent que pleurer sont
mürs pour l’esclavage. C’est assez verser des larmes. Il faut agir. Dans le péril extrême de l’Église et de la patrie, l’inaction est une trahison. |
Agir, qu'est-ce donc que je veux dire ? Sans doute, j'entends qu'il importe de fortifier, de créer, si elles font défaut, nos organisations électorales : car l’organisation est l'indispensable condition de toute lutte efficace. | |
Mais elle demeure comme un corps sans âme si elle ne s'appuie sur la force morale que peut seul lui don-