‹ Combinaisons de la Phénylhydrazine avec les Sels MétalliquesChapitre 9 sur 16 · DIRE US · texte numérisé non relu

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SELS MÉTALLIQUES PHÉNYLHYDRAZINIQUES. al

ajoute alors 12 cent. cubes de phénylhydrazine (soit 4 molécules de plus), en les versant peu à peu et en agitant, on obtient un précipité bleu-gris très abondant, formé de petites lamelles cristallines et constitué par de l’iodure de nickel hexaphénylhydrazinique. Le composé ainsi oblenu, lavé à l'alcool et essoré, s’altère à l'air dans l’espace de quelques heures en devenant brun. On l’obtient mieux cristallisé et moins altérable en le faisant recristalliser dans l’eau, où il est très soluble à chaud; il s'en dépose par refroidissement sous forme de prismes et de lames rectangulaires, qu'on essore et qu'on dessèche dans le vide.

L'iodure de nickel phénylhydrazinique est soluble dans l’eau et dans l'alcool, beaucoup plas à chaud qu’à froid, légèrement soluble dans l'éther et dans le chloroforme. Il se décompose peu à peu au-dessous de 100°, comme presque tous les composés riches en phénylhydrazine.

Analyse du composé :

Trouvé p. 100 Théorie

Poids de matière... Osr,500 : »

BRAN ON. ü 040 TMS OR 6,29 6,11 Poids de matière.. 0 ,400 Carbone.,...... 45,06 45,02 4016 ÉHUOVE O0 ER 0 ,661

Poids de HO... 0 195 Hydrogène...... 5,42 5,00 Phénylhydrazine. 66,58 67,53

Azotate de nickel phénylhydrazinique (AzO*Ÿ Ni. 4(C°H5,Az°H”)

On prépare ce composé en versant rapidement, et en agitant, la quantité théorique de phénylhydrazine dans une solution :alcoolique d’azotale de nickel à 20°. Il se forme, au bout de pen de temps, un précipité cristallin bleu-clair, qui envahit peu à peu toute la masse du liquide; au microscope, le précipité apparaît sous forme de lamelles rhomboïdales (rès minces. Le précipité, recueilli sur un filtre, est lavé à l'alcool, essoré et desséché dans le vide.

L’azotale de nickel phényihydrazinique est soluble dans l’eau et dans l'alcool, beaucoup plus à chaud qu’à froid, légèrement soluble dans le chloroforme, insoluble dans l'éther. Chauffe à

4e es 3. MOITESSIER. 2 | | :

100°, il s’alière peu à peu, en perdant progressivement de son 1

poids; il se décompose avec déflagration à 141°. | Analyse du composé :

Trouvé p. 100 Théorie

Poids de matière. ....,.. 0s",500 :

Poids de SO#Ni (1° dosage) 0 ,125 Nickel... 9,55 9,53 — (2e dosage) 0 ,129

Poids de matière......., . ,200

Volume d’azote..... 10.210960 F

Pression réduite ...... De Azote... 22,99 22,78

Température ....., Sent 0

Sulfates de nickel phénylhydraziniques SO*Ni. 2(C°'H°,Az°H5) el SO'Ni. 3 (C°H°,Az7°H°)

Outre la combinaison biphénylhydrazinique, obtenue par Scherping en faisant agir en solution aqueuse des quantilés de substances voisines de celle qu'indique la formule, le sulfate de nickel forme avec la phénylhydrazine la combinaison SO'Ni.5 (C°H, Az°H°) que j'ai oblenue de la façon suivante : on délaie pen à peu du sulfate de nickel très finement pulvérisé (1 molécule) dans un excès de phénylhydrazine (10 molécules); on agite de temps en temps le mélange, qui bleuit peu à peu et prend au bout d’une heure la consistance d’une pâte très ferme. On abandonne le mélange à lui-même pendant un ou deux jours et on l’épuise ensuile par de l'alcool pour enlever l'excès de phénylhydrazine ; on essore et on dessêche le résidu, qui est constitué par du sulfate de nickel pentaphénylhydrazinique.

Celle combinaison est peu soluble dans l’eau et dans l'alcool, qui l’abandonne par évaporalion sous forme de tables rectangulaires, insolable dans l’éther et dans le chloroforme. Elle perd peu a peu de la phénylhydrazine à 100° ; elle ne fond pas quand on la chauffe peu à peu jusqu’à 250°.

Analyse du composé : ; Trouvé p, 100 Théorie

Poids de matière., {sr,000 mi N

Poids de SO'Ba... 0 355 SOufre ........ 4,87 4,61 Poids de matière.. 1 .000 : : & Poids de SOI... 0 ,234 Michel ......... 8,80 8,45

Phénylhydrazine. 76,5 77,69

: Pr TR ” RES FR AE = j x ee : 3 AU } Sr Ur ‘ "> k ..* < HT ï F- F ;

Hypophosphite de nickel phénylhydrazinique (PRO HP ANT AC HS A7 ne) L'hypophosphite de nickel phénylhydrazinique s'obtient en ajoutant à froid la quantité théorique de phénylhydrazine à une solution aqueuse au dixième d'hypophosphite de nickel, obtenue elle-même par double décomposition entre l’hypophosphite de baryum et le sulfite de nickel. L'addition de la phénylhydrazine détermine an précipité blanc-verdâtre peu abondant, qu’on sépare par le filtre et qu’on rejette. On réduit le fillratum au tiers environ de son volume, par évaporation au bain-marie vers 50°. L’hypophosphite de nickel phénylhydrazinique cristallise pendant l'évaporation en prismes et en lames rhomboïdales, formant des amas bleu-verdâtre adhérant aux parois du vase.

Ce composé est peu soluble dans l’eau froide, un peu plas soluble à chaud, très peu soluble dans l'alcool ; par l’action de la chaleur, il jaunit vers 170° sans fondre ni subir de décomposition vive jusqu’à 250°.

Analyse du composé :

Trouvé p. 100 Théorie

Poids de matière., 15,000 : , EN De 0 180 NO CT AMEN SRE PE 14,48

Poids de matière.. 0 ,858 < , 9 Poids de Ph20M& 0 457 Phosphore.... 14,85 1692

Phénylhydrazine. 52,10 53,39

Acétate de nickel phénylhydrazinique (C'H°0*)°Ni. 3 (C°H”,A2*H)

Pour obtenir ce composé, on chauffe pendant une demi-heure au bain marie, dans un ballon mani d'un réfrigérant ascendant, un mélange composé de 18 grammes d'acétale de nickel, de 28 cent. cubes de phénylhydrazine et de 100 cent. cubes d'alcool à 95°. Le sel se dissout entièrement en donnant un liquide vertfoncé, qui re laisse rien déposer par le refroidissement. Si on agile énergiquement avec une baguette de verre une petile portion du liquide, on obtient un peu de précipité qui, ajouté au reste du

SELS MÉTALLIQUES PHÉNYLHYDRAZINIQUES. 45

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liquide, détermine la séparation de la combinaison sous forme d’une masse bleu-clair, tapissant les parois et le fond du flacon; la séparation est très lente, elle dure plusieurs jours. Le précipité, qui est de l’acélale de nickel phénylhydrazinique, présente au microscope des formes prismatiques três nettes, au milieu de masses confusément crislallisées ; on le lave à l'alcool et à l'éther et on le dessèche dans le vide.

Il constitue une poudre bleu-verdâtre peu soluble à froid dans l’eau et dans l'alcool, insoluble dans l’éther, notablement soluble dans le chloroforme. Par l’action de la chaleur, il jaunit vers 140° et brunit ensuite jusqu'à 26 0°, sans fondre.

Analyse du composé :

Trouvé p. 100 Théorie

Poids de matière. 15,000 : : x. a Poids de SO#Ni.. 0 ,315 Nicheler seems 14:97 TE Poids de substance 05,500 Volume d’azote.,. 72 Pression réduite., 758"m MÉMPORAURER ELIE

Az0te UE RSC O7 16,78

Les sels de nickel ont une tendance à donner des combinaisons plus riches en phénylhydrazine que les autres sels de la série magnésienne déjà décrits où à décrire ; par exemple, l'iodure de nickel fixe 6 molécules et ne se combine pas à 2 molécules, alors que tous les autres iodures se combinent à 2 molécules, et que cerlains, comme l'iodure de zinc où de manganèse, forment en

outre une combinaison plus riche, mais avec 5 molécules de phé-

nylhydrazine seulement. Le sulfate de nickel fixe 2 ou 5 molécules de phénylhydrazine, tandis que les autres sulfates n’en fixent que deux, à l’exception du sulfate de cobalt, qui en fixe 2 on 4. Pour les azolates, l'azolate de nickel phénylhydrazinique est à 4 molécules, alors que les autres azotates sont à 3 où à 2 (azolate de cobalt). Enfin, pour les acélates, tandis que les divers acélales de la série magnésienne se combinent à 2 molécules de phénylhydrazine, celui de nickel fixe 53 molécules de cette base.

Cette tendance des sels de nickel à s'unir de préférence à un grand nombre de molécules de base se retrouve pour certaines

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