‹ CombourChapitre 20 sur 82 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

3. Archives du château de Combour. — D'après Ogée, il se tenait à

Mais de toutes ces foires la plus importante était sans contredit celle de l'Angevine; aussi le baron de Combour avait-il pris de bonnes précautions pour y maintenir l'ordre. C'était aux habitants mêmes qu'était remis le soin de la police, et nul n'y avait, en effet, plus d'intérêt qu'eux. La veille de la foire de l'Angevine et durant tout le jour de cette foire, les hommes « estagers manants et habitants de la ville et fauxbourgs de Combour » étaient tenus de faire le guet en armes; et les possesseurs d'une maison de Combour appelée la Lanterne devaient allumer « des flambeaux dans la lanterne attachée au devant de ladite maison, pour servir et éclairer à faire ledit guet et l'assise du corps de garde d'icelui1. » Ceci montre qu'on faisait le guet non seulement le jour de la foire, mais encore la nuit qui précédait et celle qui suivait.

Le comte de Combour jouissait aussi d'une foire très importante qui se tenait le 20 octobre chaque année au bourg de Saint-Léger.

A cette foire le guet devait être fait le jour même de la foire, la veille et les deux nuits, comme à Combour, « par les hommes et tenanciers habitant en ladite bourgade de Saint-Léçer et es clostures des douves anciennes estant à l'environ dudit bourg2. » Ceci prouve que Saint-Léger était à l'origine fortifié et enclos de douves destinées à le protéger contre un coup de main.

Pour revenir à notre foire, le seigneur de Saint- Léger, autrement dit de la Rivière, devait « compa-

Combour au siècle dernier « neuf foires très considérables » chaque année. (Dict de Bret., nouv. édit., I, 193.)

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