‹ CombourChapitre 21 sur 82 · Ibidem en · texte numérisé non relu

Ibidem en

roir et assister audit guet de ladite foire, » c'est-àdire veiller en personne à la tête du poste chargé de faire le guet « pendant les deux nuits » séparées par l'intervalle du jour de la foire. Il jouissait « pour cette cause d'une tierce partie de la coustume de ladite foire et le seigneur de Combour des deux autres tiers1. » Mais au xvii0 siècle il renonça à ce droit pour être dispensé de cette double veillée, et la foire de Saint-Léger fut transférée, de son consentement, clans la ville de Combour.

Il y avait à Saint-Léger un petit prieuré bénédictin, fondé au xie siècle par les seigneurs de Combour et qui fut fort anciennement uni comme annexe à celui de Tremblay, dépendant de l'abbaye Saint- Florent de Saumur. C'est pourquoi, suivant la Déclaration de Combour en 1580, le prieur de Tremblay, à cause du prieuré de Saint-Léger (son annexe) était tenu les deux soirs (de la veille et du jour) de la foire de Saint-Léger « de fournir et bailler torches et flambeaux allumés pour faire l'assiette du guet, et iceux apporter au devant de la porte du cimetière dudit Saint-Léger. En outre (devait ledit prieur) trois demeaux d'avoine grosse, mesure de Combour, chacun an, le lendemain de ladite foire, que tiennent les plaids dudit Combour au bourg cle Saint-Léger, pour les chevaux des officiers du seigneur de Combour. »

La foire de Saint-Marcan, tenue à la fête cle Saint- Eloi, appartenait aussi au comte cle Combour, qui jouissait encore des coutumes de Saint-Ouen cle la Rouairie et d'un droit cle bouteillage à Combour même consistant « à prendre trois chopines de la première pipe de vin nouveau qui arrive chacun an

en la ville de Combour1. » Jusqu'au xvie siècle, en effet, on cultiva la vigne en grand et Ton fit du vin dans tout le pays de Dol et des environs.

Nous avons dit que les sires de Combour s'étaient distingués au moyen-âge par leurs largesses envers les monastères. Par reconnaissance, certains de ces couvents étaient tenus à quelques redevances envers les descendants de leurs bienfaiteurs : nous venons de nommer les prieurs de Combour et de Saint- Léger; ajoutons-y le prieur de l'Abbaye-sous-Dol, qui devait au comte de Combour une rente annuelle de 4 liv. à l'Angevine, et la dame prieure de Tinténiac, religieuse de Saint-Georges de Rennes, tenue seulement à 4 sols de rente « en recognoissance de l'usage du tison de Noël qui est accoustumé marqué pour sondit prieuré en la forest de Tanouarn 2 »

Remarquons encore, à propos de cette forêt de Tanouarn appartenant au sire de Combour, que le seigneur de Tinténiac, « à cause de sa mestairie de Chastelain, » et celui de Québriac « par cause de sa mestairie du Boismarqué, » étaient obligés de fournir chacun « un parc aux bestes domestiques lesquelles sont prises en la forest de Tanouarn par les officiers et forestiers d'icelle forest3. »

Enfin le seigneur de Combour prétendait avoir le « droit de bris des navires et barques échoués en mer depuis le pont de Pontorson jusqu'au Vivier de Ilirel4. »

Quant aux nombreuses églises et chapelles construites sur le territoire du comté de Combour, le

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